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502              BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.

hypostaliquement et d'une manière indissoluble jusqu'à ce que
la mort les sépare : 1° l'âme ou le sens intime, c'est le moi
intelligent, actif et libre ; 2° le principe vital, intermédiaire
de l'âme, son ministre, en quelque sorte, qui transmet ses
ordres et lui rapporte des impressions, 3° l'appareil ou l'agré-
gat des organes corporels, agents multiples qui ont leur
unité dans le principe vital, et par lui communiquent avec
l'âme.
    La vie, suivant la théorie de M. le docteur Perrin, est
comme un flux et reflux qui procède par mouvements alter-
 natifs, composant la périodicité. C'est une loi de la vie géné-
 rale à laquelle l'homme participe comme tout ce qui est
soumis à la nature universelle ; mais avec cette différence,
que plus la vie est puissante, c'est-à-dire plus l'âme domine
les actes et manifeste son énergie, plus l'être lutte avec avan-
 tage contre les mouvements extrinsèques, et plus aussi les
 mouvements qui composent sa vie propre sont constants et
 réguliers. L'auteur cite les mouvements de diastole et de
 systole du cœur; ceux d'aspiration et d'expiration de l'or-
ganisme respiratoire, une foule d'autres mouvements qui
 concourent avec les appareils principaux de la circulation et
 de la nutrition à entretenir la vie zoonomique. Enfin, la
 pensée elle-même se meut par des formes rhythmiques et
 cadencées, qui ne sont pas seulement des sonsflattantl'oreille,
 mais qui plaisent à l'âme parce qu'elles sont l'image du mou-
 vement vital qui, lui aussi, est un rhythme.
    De ces mouvements alternatifs par lesquels se manifeste la
 vie, l'un exprime toujours l'activité, celui qui lui succède
 exprime la rémission; la succession du travail et du repos
 est en tout la grande loi de la nature.
    Le critique dont nous aurons à rapporter l'opinion, nous
 semble avoir assez mal lu l'ouvrage de M. le docteur Perrin,
 car il lui impute une opinion qui est le contraire direct de