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                             ARCHÉOLOGIE LYONNAISE                                277

     Il est encore un autre manuscrit des plus précieux que le Trésor
  de la Primatiale de Lyon a possédé jadis, qui en a disparu ensuite,
  et qui s'est retrouvé dans la cathédrale du Puy. Je veux parler de la
  célèbre Bible de Théodulfe. Plusieurs écrivains l'ont examiné. M. Hedde
 d'abord lui a consacré un travail spécial qui a pour titre : Essai paléo-
 graphique sur un manuscrit enrichi de tissus du ixe siècle. (Au Puy,
  1839, in-8, de 59 p. avec deux planches.)
     En 1860, M. l'abbé Baunard a cité cette même Bible dans son
 volume intitulé : Théodulfe, évêque d'Orléans et abbé de Fleury-sur-
 Loire. (Paris et Orléans, 1860, in-8.)
     M. Paul Aymard s'en est occupé aussi, en 1877, mais, comme il le
 dit lui-même, « surtout pour apprécier un accessoire de ce manuscrit,
 les fragments d'étoffe de soie qui séparent les divers chapitres de
 cette Bible. »
    Enfin, en dernier lieu, M. Léopold Delisle en a fait l'objet d'une
 publication des plus savantes, sous ce titre : Les Bibles de Théodulfe.
 (Paris, Champion, 1879, in-8, 47 p . ) .
    D'après M. Delisle, cette Bible « renferme les livres de l'ancien


mourut à Lyon le I e r mars 1S88; il s'y était établi, en 1552, et fut nommé, le
3 septembre de cette année, médecin de l'Hôtel-Dieu. Rubis, dans son histoire de
Lyon, p. 113, appelle Daleschamps « nostre Eusculape lyonnais ». Il fut inhumé
dans l'église des Jacobins ; les révolutionnaires oublièrent de briser sa pierre tumu-
laire qui a été donnée, le 4 juillet 1823, par M. Vingtrinier, père, au Musée de
Lyon où elle se trouve aujourd'hui.
   Pernetti a connu le manuscrit de Daleschamps sur l'ornithologie, dans lequel
s'est retrouvé si heureusement le feuillet 15 du manuscrit sur papyrus de saint
Avit.
    Il en parle ainsi dans ses Lyonnais dignes de mémoire, t, I, p. 251. « Nous avons
de Daleschamps une histoire des plantes en latin, deux volumes de savantes notes
sur l'histoire naturelle de Pline, une chirurgie française, une traduction latine
d'Athénée et un Traité manuscrit de avibus et piscibus. Mais Pernetti n'ajoute pas
s'il a vu ce dernier manuscrit. De son temps, il n'était plus à Lyon, puisque déjà
en 1715, il était entré à la Bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés. M. Léopold
Delisle a rendu un véritable service aux Lyonnais en leur faisant connaître l'exis-
tence des manuscrits de saint Avit et de Daleschamps qui avaient disparu depuis
si longtemps.