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j6                      LA REVUE LYONNAISE

  < Décembre. — Inauguration du Cirque-Bellecour, au Théâtre-
   ?
Bellecour.

   13 Décembre. — Inauguration du nouveau cercle des anciens
élèves de la Martini ère, quai de l'Hôpital, ié.
     — Séance de réouverture de la Société astronomique du Rhône.

   18 Décembre. — Réception, à l'Académie française, de M. Fran-
çois Coppée, successeur de notre regretté compatriote, M. Victor de
Laprade. M. Cherbuliez lui répond. Ni dans l'un ni dans l'autre de
ces discours, il n'a été question de l'illustre sonettiste, Joséphin
Soulary, qui, en retirant sa candidature, avait singulièrement aug-
menté les chances de l'auteur du Passant. Un peu de reconnaissance
n'eût pourtant point été mal venu. Cette omission a été fort remar-
quée et n'a point fait honneur à la délicatesse de ses auteurs.

    20 Décembre. — Mort de Me Guillermain, avoué, un des mem-
bres les plus justement honorés de la Corporation des avoués de
i re instance.

   — Première représentation, au Théâtre des Célestins, de Pirrache-
Brotteaux, revue en 3 actes et 6 tableaux, de MM. de Scy et Dumo-
raize. Imitée des revues que donnent en fin d'année les théâtres de
Paris, celle-ci a obtenu un succès dont ses auteurs doivent être
contents. On peut cependant lui reprocher quelques longueurs.
L'idée première en est assez originale. Louis XIV, qui s'ennuie sur
la place Bellecour, descend de son cheval, et en compagnie de la
toujours gracieuse Mme Belliard, qui personnifie l'Actualité, se met
à parcourir sa bonne ville de Lyon. Au cours de sa promenade,
les divers événements de l'année, les nouveautés, viennent succes-
sivement défiler devant lui. Quelques jolies femmes aidant, pas mal
de plaisanteries assez piquantes, la pièce n'est point dépourvue de
gaieté et fournit honorablement sa carrière.

  — Le Casino des Arts donne une autre revue, sous ce titre :
Le Rhône s'amuse.