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                         LA PESTE DE 1628                          43

rapportant, de près ou de loin, à la situation déplorable créée par
les affreux ravages de la grande peste, ou seulement accomplis
durant la période la plus aiguë de cette phase sinistre de notre
histoire lyonnaise.
    A partir de ce moment, les craintes se calmèrent peu à peu et les
bons chanoines, délivrés des préoccupations douloureuses que six
mois d'incessante contagion avaient apportées parmi eux, reprirent
avec sérénité et bonheur le cours régulier de leur administration
ordinaire.
    Le fléau reparut encore à plusieurs reprises pendant les années
suivantes, mais ses attaques nouvelles n'atteignirent pas, à beaucoup
près, au degré de violence et de force qu'elles avaient revêtu lors
 de la fatale époque que nous venons de rappeler.
    Ces épreuves successives et sans cesse renaissantes eurent pour
 effet d'exciter la piété traditionnelle des Lyonnais envers Notre-
 Dame de Fourvière.
    Au nom de leurs concitoyens éplorés, les échevins adressèrent,
 en 1643, un voeu public et solennel à la puissante Protectrice
 de la cité.
    Une superbe verrière, œuvre de l'érudit M. Lucien Bégule,
 auquel nous devons la magistrale Monographie de notre Cathédrale,
 reproduit aujourd'hui, avec une rare exactitude historique et une
 scrupuleuse fidélité, cet acte célèbre, inspiré par l'inaltérable con-
 fiance que les enfants de Lyon ont toujours témoignée à la Gardienne
 de leur ville.
    Ce vitrail est placé dans l'ancienne chapelle de Fourvière où,
 chaque année, jusqu'aux jours néfastes de la Révolution., les
 magistrats municipaux vinrent remplir sans interruption la reli-
 gieuse promesse de leurs dignes et pieux devanciers. .

                                                     A,   GRAND,