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    SOCIÉTÉ DES AMIS DES ARTS: DE LYON




                SALON DE 1869

  A Monsieur le Directeur de la Revue du Lyonnais,

    Invité par vous à rendre compte du Salon de cette
 année dans la Revue du Lyonnais, je me présente tout
gauche, non parce que c'est l'allure ordinaire d'un nou-
 veau venu qui veut paraître modeste, mais parce que,
n'ayant nullement l'intention de me gêner moi-même,
j'ai quelque vague peur de surprendre trop brusquement
mes hôtes. Remarquez que je ne me présente pas tout
 seul et que je me suis autorisé à amener avec moi plu-
 sieurs personnes dont les habitués de la Revue connaissent
sans doute les noms, mais qu'ils û'ont pas familièrement
fréquentées. Cela ne serait rien encore, car ce sont là
gens de bonne compagnie qui peuvent entrer avec assu-
rance et prendre place à côté de gens moins-distants
d'eux par l'âge et la nature qu'on ne l'a pu croire, les
rapprochements se faisant vite quand la carrière de ceux
qu'on appelait jeunes est à moitié remplie, les anciens
étant depuis longtemps arrêtés quand les autres conti-
nuent à avancer vers cette limite. Par malheur , et je
dois tout dire dès le premier pas, derrière ce groupe, je
laisse la porte ouverte à un autre bataillon absolument
inattendu. Aussi, ai-je jugé à propos d'user de précautions
oratoires ou plutôt épistolaires, persuadé cependant que