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FRANÇOIS DE ROYERS DE LA VAI.FEMÈRE. 497
Habile dessinateur,
ses talents portèrent à la maturité l'art que
le génie de Jean Revel
avait fait sortir de l'enfance.
Citoyen vertueuœ,
son zèle pour la prospérité des fabriques
lyonnaises ne s'est point ralenti,
il a voulu que ses derniers ouvrages
devinssent la propriété de tous,
et il les a fait transporter dans cet édifice,
où il a terminé sa carrière,
le XIII février MDCCC1II.
La commission administrative
du Conservatoire des arts et métiers,
a érigé ce monument de la reconnaissance publique,
le i e r germinal an XIII,
XII mars an MDCCC V.
Nous réclamons ici, au nom de l'art et par respect
pour la grandiose simplicité de ce magnifique vaisseau,
que les toiles qui en dérobent les lignes soient enlevées,
et qu'en face de l'inscription en l'honneur du dessina-
teur habile qui a augmenté la gloire et la fortune commer-
ciale de notre patrie, on rappelle dans l'encadrement
symétrique les noms de de la Valfenière et de Blanchet
qui ont aussi accru larenommée lyonnaise dans l'art de
l'architecture et de la peinture.
On pourra nous objecter que la place manque dans
nos musées et qu'il vaut mieux cacher un panneau
vide que de reléguer un beau tableau dans les gale-
tas : cela est vrai. Mais aussi pourquoi ne pas recons-
truire la salle principale de notre musée en lui donnant
par le haut le jour qui seul est convenable ? Il nous a
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