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126                      SOCIÉTÉS SAVANTES

parures, d'une forme assez étrange, enfin les coquilles fétiches, dont
quelques-unes possèdent des vertus médicales. L'orateur termine sa
communication, en rappelant que la légende de Jonas, bien qu'un peu
altérée, est connue des Calédoniens.
   Séance du 28 janvier 1896. — Présidence de M. Ollier. — M. Caillemer
présente un rapport, au nom de la Commission des finances, sur les
divers prix à décerner par l'Académie, savoir : Prix Dupasquier, prix de
300 fr. à décerner, cette année, à un sculpteur ; prix Christin et de
Ruolz, de 1,000 fr. qui sera attribué, en 1897, à l'auteur du meilleur
mémoire sur l'Hygiène des eaux à Lyon ; prix Ampère, le lauréat jouira
du prix, à compter du I er avril prochain ; prix Herpin de 700 fr. à dis-
tribuer seulement en 1897 ; prix Lombard de Buffières, de 5,000 fr. à
distribuer à des instituteurs et institutrices ; prix Chazière, de 14,000 fr_
dont les lauréats sont déjà choisis ; prix Livet de 4,000 fr. — M. Aimé
Vingtrinier commence la lecture d'une notice sur Madame Lortet, née en
1772 et décédée en 1835. Elle était fille d'un professeur de mathéma-
tiques, nommé Richard. En 1791, elle fut mariée à Pierre Lortet. De
ce mariage naquit un fils, que nos contemporains ont bien connu. Le
jeune ménage habitait la maison Pilata, bâtie au xvi siècle, par un riche
négociant florentin, et qui avait été achetée, en 1763, par la famille
Lortet. Dans les souterrains de cette maison, Mme Lortet parvint à
cacher, sous la Terreur, plusieurs Lyonnais, poursuivis par les ven-
geances de la Convention. .Quand son fils eut grandi, elle devint son
maître, et elle lui enseigna notamment la botanique et la géologie, au
milieu de courses incessantes dans la campagne lyonnaise. De là, le
livre qu'elle a publié sous le titre de : Promenades botaniques autour de
Lyon. La campagne lyonnaise explorée, elle étendit ses excusions dans
les montagnes du Forez, puis dans celles du Dauphiné. En 1808, elle
publia, sous le patronage du botaniste Gillibert, le Calendrier de Flore,
fruit de ses études sur les sommets des Alpes. — Vu l'heure avancée, la
suite de cette lecture est renvoyée à une prochaine séance.


  SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE LYON. — Séance du 6 février 1896. —
Conférence de M. Schirmer, professeur de géographie à la faculté des
lettres : La traite des esclaves et les puissances européennes en Afrique.