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338                   HISTOIRE DE LA VILLE
 core des restes de cloître et de voûtes qui en rappellent la desti-
 nation primitive. Le chapitre était composé d'un doyen, d'un
 chantre, d'un sacristain, et de neuf chanoines. Le chantre était
 le curé de l'unique paroisse de la ville.
    II y avait trois couvents à Trévoux, un d'hommes et deux de
femmes. Le premier était composé de religieux du tiers-ordre de
 saint François, dits autrement Observantins ou Picpus. Ils furent
fondés en 1650. D'abord établis dans l'intérieur de la ville, ils
firent bâtir, à la fin du XVIIIe siècle, avec les secours de Ma-
demoiselle de Montpensier, un beau couvent dans le faubourg
supérieur, avec une assez jolie église. Les Religieux, en 1789, n'é-
taient qu'au nombre de six. Ce couvent, entré dans les domaines
de l'État, comme bien national, aurait pu être acheté pour une
somme modique par la ville, qui y aurait trouvé une église plus
spacieuse et plus facile à agrandir que l'église actuelle, des
bâtiments pour ses divers établissements, comme mairie, col-
lège, etc.; mais l'inintelligence et l'incurie de l'administration
d'alors firent manquer une occasion si avantageuse, et le cou-
vent a été vendu à divers acquéreurs qui l'ont dénaturé et y on!
fait bâtir sur les jardins diverses maisons assez jolies, qui for-
ment un des côtés de la plus belle rue de Trévoux.
   Le couvent des Carmélites fut fondé par Mademoiselle de
Montpensier, après son voyage à Trévoux : elles étaient établies
dans le faubourg supérieur. Leur maison était assez belle et ac-
compagnée d'un beau jardin. Vendue en 1792, elle forme mainte-
nantunejolie propriété, embellie par son riche propriétaire actuel.
   Le couvent des Ursulines fut fondé en 1638 par des Religieuses
venues de Roanne : leur nombre en 1790 était de dix. Leur
maison n'offrait rien de remarquable. Les traditions du siècle
dernier parlent d'un incendie qui allait dévorer les bâtiments
et qui aurait été, dil-on, miraculeusement arrêté par la sainte
Eucharistie, laquelle étant exposée devant les flammes les aurait
fait reculer et en aurait arrêté les ravages. Ce couvent, situé dans
le faubourg inférieur ou de Saint-Bernard, est devenu une pro-
priété particulière.
  Il y avait encore, à Trévoux, une confrérie de Pénitents blancs.