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220                   HISTOIRE DE LA VILLE
Tribunal de Justice de Bombes, de Trévoux au château de Beau-
regard, comme étant plus rapproché de Beaujeu et de Ville-
franche, ses lieux de résidence; mais, en 1502, ce tribunal fut
rétabli à Trévoux, où il est toujours resté depuis.
   En 1496, le péage de Trévoux qui subsistait toujours, rendait
au prince 1125 livres; mais il fut supprimé au milieu du siècle
suivant.
   Une prescription singulière de ce péage forçait les Juifs à
payer les mêmes droits que les animaux de passage : un Juif
payait 16 livres viennoises, taxe d'un bœuf; une Juive enceinte
payait le double. C'est par ce règlement honteux et par d'autres
semblables qu'on cherchait à se venger des usures et des exac-
tions des Juifs.
   En 1503, il y eut un de ces conflits si communs en ces
temps-là entre l'autorité civile et le pouvoir ecclésiastique:
Pierre de Thoirette, par un abus que les conciles avaient en vain
l'éprouvé, possédait deux bénéfices à charge d'âmes, la cure de
Trévoux et celle de Monceaux, paroisse éloignée de près de quatre
lieues de la première. 11 avait été chargé par Guichard de Fes-
sard, évêque d'Iliéropolis, suffragant de Lyon, et administrateur
de ce siège en l'absence de l'archevêque François de Rohan, de
jeter un cas, c'est-à-dire un interdit sur l'église de Villefranche,
on ne sait pour quel sujet. Les officiers du duc de Bourbon
lancèrent un arrêt contre Pierre de Thoirette.- il fut arrêté à
Saint-Trivier et conduit à Trévoux, où il fut enfermé dans la
tour du château ; de là il fut mené à Paris. Sans doute que l'af-
faire fut évoquée au Parlement. On ne sait comment, ce conflit
se termina ; les mémoires du temps rapportent seulement que
l'église de Trévoux fut mise elle-même en interdit, sans doute
à cause de la saisie violente de son pasteur, qui fut bientôt
rendu à la liberté.
   En 1509, les officiers de la monnaie, soupçonnés depuis long-
temps de malversations, et ayant été déjà l'objet d'enquêtes,
judiciaires , furent reconnus coupables et condamnés à 2000
livres d'amende, dont 1000 furent employées en fondations en
faveur du curé et des sociétaires de l'église de Trévoux.