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pas possible de finir. De son vivant, il avait publié deux ouvrages
in-folio sur son art. Le premier , contenant deux livres , et inti-
tulé : Nouvelles inventions pour bien bâtir et à peu de frais , parut
à Paris , en 1561, et fut réimprimé , en 1576 , avec corrections et
planches. Son grand traité d'architecture, en neuf livres , avec fi-
gures en bois, parut en 1567 , et il fut réimprimé en 1626 , avec
les nouvelles inventions , chez Regnaud Chaudière , à l'Ecu de Flo-
rence. Quelques bibliographes , M. Auguis antr'autres , auteur de
l'article De Lorme , dans la Biographie Universelle , homme très-
savant, et membre aujourd'hui de la chambre des députés , par-
lent encore d'une autre-édition qui aurait été donnée en 1648.
   Roland de Chambray, auteur d'un parallèle de l'architecture
antique avec la moderne, imprimé à Paris en 1650 , traducteur
du Traité delà peinture de Léonard de Vinci et des quatre livres
d'architecture d'André Palladio , ne s'est pas montré fort partisan
des principes de l'architecte lyonnais : il trouve que le dorique
proposé par lui a peu de conformité avec l'antique et les pré-
ceptes de Vitruve -, que son ordre ionique est sans régularité dans
ses parties ; enfin que son ordre corinthien n'est pas de bon goût.
Roland de Chambray , l'ami du Poussin , et qui l'amena de Rome
en France, était assurément un savant homme; ses ouvrages ,
bien accueillis dans leur temps , sont encore assez estimés au-
jourd'hui-, mais cela n'empêche pas que le jugement qu'il porte
de Philibert De Lorme ne soit entaché d'une sévérité poussée
jusqu'au ridicule. A l'en croire, De Lorme, malgré ses études à
Rome et son amour pour l'architecture antique , n'aurait eu
néanmoins qu'un génie fort moderne, et qui lui faisait voir les
plus belles choses avec des yeux gothiques ; il lui donne assez
souvent la sotte qualification de bon homme , et il lui reproche
de n'être pas dessinateur; il prétend que son talent consistait
principalement dans la conduite d'un bâtiment, et qu'il était plus

Beauteillis, sur les jardins de l'ancien hôtel de St-Paul. La rue de la Cerisaie est
remarquable par plusieurs beaux hôtels, notamment par celui du connétable de
Lesdiguères , possédé ensuite par François de Neuville , duc de Villeroy, et qui
fut habité , en 1717, par le czar Pierre-le-Grand , pendant le séjour que ce prince
fit à Paris.