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382 FRAKÇ01S DE ROYERS DE LA VALFENIÈRE.
Pierre; à côté du clocher et tirant sur le nord, là où se
trouve à présent le passage communiquant à la cour pos-
térieure du Palais, était le logement ou hôtel abbatial et,
sur la même ligne, dans un sens parallèle à l'église, les
maisons des dames hôtelières, dont nous avons parlé, les-
quelles se prolongeaient jusqu'à la rue Pizay, et même un
peu plus loin.
Autour de .l'église, le long de la place du Plâtre et de
la rue actuelle de l'Impératrice (précédemment rue Cler-
mont et auparavant rue Malconseil), il y avait plusieurs
maisons renfermant dortoir et galeries, en un mot la com-
munauté. Une enceinte assez vaste s'étendait au nord,
bordée par un mur et circonscrite comme il suit : la rue
Saint-Pierre au couchant, la place des Terreaux, l'Hôtel
de Ville et le Théâtre au nord, une rue aboutissant entre
les rues Romarin et du Griffon, et qui fut bâtie plus tard,
au levant, et enfin la rue Pizay au sud, en revenant sur la
rue de l'Impératrice et continuant celle-ci jusqu'à la place
du Plâtre.
Ce périmètre renfermait. des jardins et des dépen-
dances qui rachetaient largement par l'espace et l'air
ce que le monastère avait de restreint et de mal or-
donné ; on voit parfaitement dans le plan de Menestrier
les tonnelles et berceaux de verdure dont il était décoré.
Ainsi, l'ancienne muraille de la ville, avec tours et con-
treforts en talus de distance en distance, longeait la face
nord du mur du monastère, ne laissant entre elle et le
monastère qu'une ruelle ; les vieux fossés étaient au delÃ
et soit parce qu'on avait l'habitude à cette époque de
nommer les fossés, des terreaux, soit parce qu'on y ap-
portait chaque jour des décombres et des immondices, oet
emplacement prit le nom de Terreaux qu'il a conservé.
Prolongeant cette muraille vers la.Saône, on trouvait Ã
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