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184                      LA DIANA.

plus étrangers qu'eux-mêmes au royaume de France.
   Enfin, quant à la présence tout à la fois à la voûte et à
la frise de certains écussons, elle n'a plus rien qui puisse
nous étonner ; la plupart des barons haut-justiciers possé-
dant en même temps, comme nous le voyons par les titres,
des maisons, des terres, des biens ou rentes nobles sur
d'autres terres sans haute justice, devaient nécessaire-
ment figurer dans les deux catégories de seigneurs. Le
comte Jean lui-même, qui possédait une si grande quan-
tité de rentes en Forez, est aussi représenté par son écus-
son à la frise. Mais, comme nous l'avons vu, son beau-'
frère, le sire de Mercceur, qui lui avait rendu la baronnie
de Cleppé en échange de rentes nobles, assises- sur divers
lieux du Forez, ne paraît qu'à la frise. Il en est de même
 du comte de Dreux, prince de la maison de France, dont
l'écusson ne figure également qu'à la frise, parce qu'il
 avait vendu au comte Jean la baronnie de Roanne, et qu'il
ne possédait plus que des biens nobles en Forez, sans droits
baronniaux.
   On connaît donc maintenant sous toutes ses faces le
système que j'avais à exposer. On a vu avec quelle facilité
les faits connus sont venus se prêter h l'argumentation et
et à combien peu de suppositions il a fallu recourir pour
remplacer les faits inconnus. A l'exception des quelques
blasons que nous ignorons ou que nous ne connaissons pas
suffisamment, et qu'il faut, par conséquent, écarter provi-
soirement de la discussion, on a pu remarquer le petit
nombre de ceux qui ont manqué de preuves pour suppor-
ter le poids de la démonstration. On a vu, de même,
comment l'analyse des faits a dissipé aisément les suppo-
sitions fondées sur les alliances.de nos comtes ; comment
l'absence à la voûte des blasons de toute une division terri-
toriale de notre province, en se justifiant d'elle-même, a