page suivante »
180 DE LA DIGNITÉ DE ^ART. de cette Claudia Stella dont le burin savant et fécond a re^ produit avec tant de talents les œuvres du Poussin, l'ami intime de son oncle Jacques Stella, que Lyon compte parmi ses illustrations en peinture. En peinture ! C'est bien dans cette dernière branche de l'art que je pourrais énumérer une liste aussi longue que glorieuse de noms lyonnais si je ne parlais pas devant un auditoire qui connaît notre musée de peinture, s'il m'était permis surtout de parler des gloires contemporaines qui occupent encore, dans les diverses clas- sifications de cet art, l'histoire,Ie genre, les fleurs, le paysage, une place si haute et "si honorable dans le mouvement artistique de notre époque. Autrefois comme aujourd'hui Lyon a donc vu la prospérité de sa fabrique marcher de pair avec la gloire de ses artistes, c'est ce qui nous autorise à croire à l'action bienfaisante que ces deux choses exercent l'une sur l'autre. Tout irait donc pour le mieux et nous n'aurions qu'à laisser marcher le courant, si des doctrines désastreuses a tous les points de vue ne tendaient de se faire jour, soit sur la part qui doit être faite à l'art dans cette ville quant à ses rapports avec l'industrie, soit sur le caractère même de-l'art comme expension de l'activité humaine. Des esprits bien intentionnés peut-être mais qui se trom- pent certainement croient que la gloire des arts est inutile aux succès de l'industrie lyonnaise, qu'il est superflu et même dangereux qu'il puisse sortir des artistes habiles de notre Ecole artistique dont l'enseignement, selon eux, ne doit pas dépasser le but utile de former de savants dessinateurs. Comme si les plus savants n'étaient pas ceux qui ont fait les études les plus sérieuses, les plus fortes et les plus variées dans toutes les choses de l'art ! Les objections pour combat- tre une pareille erreur viennent en foule à l'esprit. Mais ce n'est pas la tâche que nous nous sommes imposée. Nous espérons, du reste, que cette question se trouve renfermée