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48                             BURGOÃŽSDES.

 auxquels appartiennent les Burgondes (1), les Farins (2),
. les Carins [2>) et les Gultons (4) ; — seconde race , les Ingè-
 vons, auxquels appartiennent les Cimbres, les Teutons et les
 nations des Chauques ; — troisième race, la plus voisine du
 Rhin, lesIslévons, auxquels appartiennent les Cimbres; —
 Quatrième race, dans l'intérieur des terres, les Hermions
 auxquels appartiennent les Suèves, les Hermondures, les
 Chattes et les Chèrusques;—cinquième race, les Peucins et

C'est là que les placent Mariana dans son Histoire d'Espagne et Poinsinct
de Sivry dans SA Traduction de Pline. — Suivant la plupart des auteurs
modernes, le territoire des Vandales s'étendait depuis l'embouchure de la
Vistule jusqu'à celle de l'Elbe ; ce qui est vrai en les considérant comme
l'une des cinq grandes nations, ayant les Burgondes sous leur dépendance.
   (1) Les Burgondes, comme nous nous allaclicrons à l'établir, habitaient
vers la Vistule, sur les bords de la Baltique. Cluvier fixe leur siège entre
les Gotones et les Semnones, c'est-à-dire entre la Vistule et la Warta.
Schœll et Gaupp les placent entre la Vistule et l'Oder. M. Roget de
Bel'oguct les considère comme voisins de la Vistule et de la Baltique, en
s'appuyant sur Jornandèset Dexippe.
   (2) Les Varins habitaient une grande partie du duché de Mecklem-
bourg. La rivière de Varnow, dont la ville de Rostoc est arrosée, a gardé
leur nom. Le lieu le plus considérable que ce peuple possédait était Varinum,
sur le lac Murion ou Munion, dont le nom s'est conservé au bourg ,de
Warenqui est sur le même lac. — Varini, inquit Chiverius, in Meckelbur-
gensi ducata circa flumen et oppidum WARISE etc. —'(Philippi CLEVERII ,
Introductionis in universam Geographiam lam veteram quant novam
libri vi; in-4»; Amsterdam, 1729, p. 187).
   (3) Le Père Hardouin pense que la leçon Carini est une répétition
vicieuse de Varini qu'il attribue aux copistes. Cluvier ne partageait pas
cette opinion ; il place les Carini dans la Pomeranie. Carini Pomeraniœ
pars, in qua oppida Stolpe, Galbera, Corlig, Caomin, Lemovii, ea pars,
Pomeraniœ, in qua Stetin etc. (ibid., p. 187^).
   (4) Les Guttones étaient, suivant nous, au-dessous des Carini , suivant
la position que leur assigne Pline. Tacite place les Gothones au-delà des
Lygiens, qui, d'après Malte-Brun (i, 232), sont sur la Vistule, vers le
milieu de son cours. Trans Lygios Gothones regnantur (Germ. c. 43).