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NOTICE SUR M. DE LEZAY-MARNÉSIA. 373
tion susceptibles d'exercer une plus prompt influence sur
l'esprit de la population. C'étaient l'établissement de bonnes
voies de communication et de sérieux encouragements a
donner a l'agriculture et à l'industrie locales.
Sous le rapport des routes, il était urgent de se mettre Ã
l'œuvre. Nul département n'était plus dénué de chemins
praticables que ne l'était alors le département du Lot. Une
seule route impériale le traversait, celle de Paris a Toulouse.
Partout ailleurs, il était impossible de communiquer avec
des voitures. Le roulage même était interdit entre la préfec-
ture et les chefs-lieux d'arrondissement. Bien plus, des routes,
achevées depuis longtemps, dans les départements limitro-
phes, venaient se perdre aux frontières de ce département,
devenues, pour ainsi dire, les bornes de la civilisation.
Classer les communications les plus utiles, les plus ur-
gentes ; visiter par lui-même les localités, en compagnie des
fonctionnaires compétants, des personnes capables de le
bien renseigner ; faire dresser, à l'aide de ces travaux pré-
liminaires, une carte routière du département, telle était
la tâche initiative du Préfet. Il n'y manqua pas, et malgré
l'opposition de l'esprit de routine, de l'ignorance, de l'envie,
ces éternelles ennemies du progrès, il fut bientôt en état
de commencer ses travaux.
Pendant qu'il disposait ainsi les choses, il avait soin,
pour donner l'éveil a la population, de faire annoncer par-
tout ses intentions. Cette publicité eut les meilleurs résul-
tats. Les habitants du Lot, prompts a s'enflammer, sous
l'influence d'un soleil méridional, apportent a faire le bien
l'ardeur qui les porte parfois a des excès blâmables. Une
fois même entrés dans cette bonne voie, ils n'en sortent
plus, a moins de circonstances tout a fait déterminantes.
Ainsi faits, ils durent accueillir avec enthousiasme les pro-
jets de leur Préfet ; ils répondirent a son appel, de tous les