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itGÛ DANGER DE L ' A C C R O à S S E M È N T DES VILLES
plus souvent qu'engendrer la misère avec tous les maux qu'elle
traîne à sa suite.
Et quant à la production alimentaire, à toutes ces productions
utiles qui, en se répandant dans les masses par le bon marché, y
portent le bien-être, et, avec le bien-être, un accroissement cer-
tain de la vie moyenne, est-on bien sûr que ces sortes de pro-
ductions aillent toujours croissant depuis dix à quinze ans qu'on
Voit se produire un ralentissement dans la population générale
de la France? Qui oserait l'affirmer? Ce ralentissement, n'est-il
pas un signe contraire très-significatif?
Les hommes compétents pensent que la production agricole
de la France peut s'élever au moins au double de ce qu'elle
est aujourd'hui, par la mise en valeur des terres incultes et par
l'emploi des procédés propres à développer les progrès de l'agri-
culture. Dans la Grande-Bretagne, avec Un sol et un climat bien
moins favorisés de la nature que les nôtres, le produit de l'hec-
tare, en moyenne, a été porté à plus du double de ce qu'il est
chez nous.
La France est donc dans une situation qui fait que la produc-
tion, le capital et la population peuvent et doivent progresser
normalement par le travail.
Il peut y avoir certaines parties de l'Empire, comme l'on s'ac-
corde à le dire de la Normandie, qui sont arrivées à leur summum
de production, et où par conséquent la population ne saurait
s'accroître sans devenir un élément de misère et d'abaissement
de la vie moyenne, en dépassant la production. Mais telle n'est
pas assurément la condition générale de la France, susceptible
de tant d'améliorations agricoles propres à produire l'accroisse-
ment des subsistances et de la population.
L'on a parlé beaucoup, dans ces derniers temps, des chemins
de fer, les uns pour exagérer la masse de richesses qu'ils pro-
curaient au pays, les autres pour les considérer comme un dan-
ger préparant de grandes perturbations économiques. Ce n'est
pas nous, à qui il a été donné de prendre part à l'examen
officiel des questions relatives à l'établissement des chemins de
fer en France, qui ferons jamais écho avec ceux qui attaquent