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26                  RUINES D'UN MONUMENT

gauloises et peut être considéré comme appartenant à ceux
des Tricastini ou des Tricorii, peuples de la Narbonnaise et
de la Lyonnaise. Ce monument existe sous le portique LU,
n° 506.
   Une quatrième inscription , qui est restée jusqu'à présent
a l'état de problème, se compose des deux syllabes réunies
LAVOR ; elles sont gravées sur un bloc volumineux en cal-
caire de fay, qui figure sous le portique LVI11, n° 457.
   Les caractères des inscriptions dont nous venons de parler
sont d'un travail grossier et d'un mauvais style ; ils sont
gravés sur des blocs de la forme d'un parallélogramme, égale-
ment en calcaire de fay.
   On ne peut s'empêcher de reconnaître que les trois pre-
mières inscriptions découvertes dans les décombres de notre
monument ont appartenu à un édifice public et que des places
y étaient réservées pour des députations de tribus gauloises ;
mais la présence de ces inscriptions est loin de prouver
l'existence d'une naumacliie sur le lieu où elles ont été
trouvées.
   Une autre inscription composée des majuscules IP1MCORS,
d'un style des plus barbares, a été découverte dans les der-
niers travaux exécutés par la Compagnie des eaux ; elle est
placée sous le portique XXVI. Elle est encore pour nous
une énigme, et nous ne pouvons en tirer aucune indication
qui puisse se rapporter au monument qui nous occupe.
   Artaud s'exprime ainsi, en terminant son travail sur la
naumachie : « Mais ce que nous n'avons peut-être pas dit,
« c'est qu'en général le pourtour du sol de cet édifice devait
« être voûté ; nous en jugeons par les grottes inclinées qui
« supportaient les premiers rangs de la partie méridionale et
« par le mouvement régulier du terrain qui est a l'est du ter-
rain naumachique. »
   Ici Artaud, en citant les grottes inclinées qui supportaient