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PIÈCES JUSTIFICATIVES 47
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NOTE SUR LES FOUILLES FAITES EN 1862, A SAINT-
BARNARD (AIN), PAR M. ADRIEN ARCELIN, ANCIEN
ÉLÈVE DE L'ÉCOLE DES CHARTES.
Février 1868.
En 1862, S. M. l'Empereur, dans le but de retrouver des indices
archéologiques propres à justifier l'opinion qui place sur le plateau de
Saint-Barnard, près Trévoux (Ain), le champ de bataille où César
défit les Helvètes, fit entreprendre des fouilles qui amenèrent bientôt
d'importants résultats. Un grand nombre de tumuli renfermant des
sépultures furent ouverts et mirent au jour de nombreux débris de
poterie, d'ornements et d'instruments en bronze, de silex taillés, qui
font maintenant partie du Musée de Saint-Germain et dont on peut
voir quelques échantillons dans la riche collection de M. le conseiller
Valentin-Smith à Trévoux.
On a conclu de l'étude de ces documents qu'ils doivent se rapporter
à l'époque gallo-romaine, contemporaine de la Campagne de César
et on les a considérés comme autant de preuves évidentes que c'est
véritablement sur ce point qu'eut lieu la première rencontre des
Romains et des émigrants Helvètes.
Des travaux entrepris depuis quelque temps par moi sur l'archéolo-
gie préhistorique de la vallée de la Saône m'ayant conduit à étudier le
produit des fouilles de Saint-Barnard, j'ai dû arriver à des conclusions
contraires à celles de l'auteur de la vie de César et b,asées sur des
documents nouveaux et récemment mis au jour, je crois qu'il est utile
dans l'intérêt même de notre archéologie bourguignonne de revenir
sur cette question et d'interjeter appel du premier jugement (1). Mais
avant d'entrer dans la discussion des faits particuliers à Saint-Barnard,
je dois faire connaître mon point de départ et mes termes de compa-
{1) J'apprends que les objets provenant de Saint-Barnard, déposés au Musée de Saint-
Germain, sont classés dans la première époque du fer.