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                            AU MOYEN-AGE.                            137

 JnccdoL, t. iv, p. 243). Les statuts de l'église de Liège
 de 1287 (Hid., p. 851), défendent qu'aucun laïc ou clerc
 marié (1), n'exerce ces humbles fonctions dans toute église
 où l'on pourra disposer seulement de soixante sous liégeois,
 pour y appeler un vrai clerc, gardant la continence. On
conçoit que les saintes exigences des canons étaient tout
 autres dans les églises plus riches, dans les localités un peu
 importantes. Nous voyons Ausbert, évoque d'Autun en 696
(Gallia christ., t. iv, aux preuves, col. 44), affecter certain
bénéfice a la nourriture et a l'entretien de quatre clercs
attachés au service du seul oratoire de Saint-Léger.
    Les bénéficiers recevaient l'institution des évoques sur
la présentation des patrons ou collateurs. Sans doute, le
premier et le plus important des collateurs, était l'évêque
lui-même, et après lui son chapitre. A la fin du siècle der-
nier, l'évêque de Mâcon était collateur de septante-six églises
et le chapitre de Saint-Vincent de trente-quatre. Mais il y
avait aussi un grand nombre de bénéfices à la collation des
abbayes et des prieurés, des princes et des seigneurs laïcs.
C'était aux patrons a subvenir aux besoins des curés , sous
la surveillance des évêques. « De Patronis Ecclesiarum pa-
ît rochialium... volumus et prsecipimus... ut per Diœcesa-
« num loci compellantur Presbyteris eorumdem servitio
« deputatis tantam et tam idoneain portionem assignare, ut
« ex eà valeant congrue sustentari, prout definitum est in
« concilio generali... (Conc. Cognac, an 1238).
   Les curés étaient tous inamovibles. Indépendamment de
l'esprit des saints canons, la multiplicité des collateurs en
était une raison toute spéciale alors et qui avait bien aussi
sa force. Plus les volontés d'où dépendait la position cu-
riale étaient multipliées, plus il était utile de se prémunir
  (1) Aujourd'hui encore, les clercs tonsurés ou minorés peuvent renoncer
à i'état ecclésiastique et se marier,