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« n'est pas tout à fait si haut. Ils sont larges d'environ
« 3 pieds 1/2, dans chaque face et faits de gros quartiers de
« pierre taillés en pilastres d'une seule pierre, dans leurs
« circonférences, ces colonnes paraissent avoir été polies.
« Le temple n'était fermé que par le bas, et tout autour par
« un mur de grosses pierres qui prend au-dessus du chapi-
« teau du piédestal sur la hauteur d'environ 6 pieds. Le
« tertain qui est entre les quatre piliers est fort inégal,
« comme celui d'un bâtiment ruiné. Il est cependant cou-
« vert de gazon, et il y a cinq à six ormes d'environ 3 ou
« 4 pieds de tour.
« L'on voit dans le mur de clôture de la cour du curé du
« lieu une pierre haute d'environ 3 pieds, large de 1 pied 1/2
« sur laquelle est gravée une inscription d'un très beau
« caractère romain.
« La pierre est un peu écornée d'un côté, parce qu'elle
« est là depuis longtemps exposée aux injures de l'air.
« Je m'informai du curé, si l'on disait Isarnore, comme
« le R. P. Dunod l'appelle dans son livre de la ville d'Antre,
« ou Isernore comme vous me le nommez dans votre lettre.
« Il me dit que c'était Isernore (5).
« Je joins à cette lettre les figures de toutes les pièces
« dont j'ai parlé dans ma relation, parce que comme je ne
« sais point les termes d'architecture ici, elles vous feront
« comprendre ce que mon peu de capacité m'empêche de
« vous expliquer. Je les ai tirées exactement sur les lieux,
« non pas pour leurs proportions. »
(5) Le Père Dunod, dont parle Egenod, était l'oncle de Dunod de
Charnage à qui il adressait cette lettre. Il écrivit vers 1700 une notice
sur les antiquités de la ville d'Antre (dans le Jura) dont il voulait Ã
tort faire YAventicum des Romains.
N° 4. — Avril 1S93. 17