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                      ET LES BÉNÉDICTINS                    23 r

couronne, c'est-à-dire dans l'un des dits livres pour ne
charger les ports des lettres.
   « Je suis bien aise que vous ayez découvert qui peut être
ce Saxiacus qui me mettait autant en peine que vous. Je
savais bien qu'il y avait un Sessieu, mais c'est dans le Dau-
phiné à une lieue de la Tour du Pin où j'ai passé une fois,
mais il est de l'archevêché de Vienne et éloignée du Rhône
de plus de trois lieues. Si je puis découvrir quelque chose des
Êvêques que vous me demandez, je vous en donnerai avis ;
d'abord que je me serai un peu reconnu de mon voyage et
que j'aurais repris l'air et débarassé mon esprit, je vous
enverrai quelques pièces curieuses qui ne vous désagréeront
pas, et si je suis appelé à Cluny, je vous en donnerai avis,
avant que partir, afin que je vous écrive de là et vous aussi
au même lieu.
    « Je vous conseille, s'il vous plaît, de n'oublier pas l'oc-
casion d'écrire au R. P. Prieur de Saint-Marcel de Cha-
lons et à celui de Saint-André d'Avignon, si vous pouvez
en avoir la connaissance. Celui de Chalons voulut voir
votre Eknchus et me promit fort de vous écrire et de vous
gratifier de tout ce qu'il a. Je n'ai présentement autre chose
à vous faire savoir, sinon que de recevoir l'honneur de vos
commandements. Quant à mes registres, j'ai deux grands
livres de manuscrits qui contiennent chacun six mains de
papier, l'un desquels est tellement rempli de petites lettres
que votre Révérence aurait peine d'y lire, outre que comme
je travaille continuellement, je ne puis me passer de les voir.
   « J'oubliais de vous dire que j'ai été encore à Beaujeu où
j'ai parlé de vous à M. le Doyen et lui ai demandé les
pièces curieuses qui sont dans leur chapitre pour vous être
envoyées : il m'a dit qu'il y ferait travailler cet hiver et
qu'il vous les enverrait.