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252                          IZERNORE

sa cloche bleuâtre sur des feuilles vert foncé. Tout cela est
peint avec un art, un coloris charmant. Ces fresques sont
semblables'à celles découvertes à Pompeï. Il y a peu de
maisons de nos jours qui puissent montrer de semblables
ornements.

  En 1813, de nouvelles fouilles furent pratiquées par
M. D'Asprivrieux, maire d'Izernore.
  J'en ai trouvé le compte rendu par M. Rouyer, de Nan-
tua, dans le Journal de la Société d'Emulation de l'Ain de
mars et avril 1820, et voici les détails intéressants qui y
sont consignés, je cite textuellement :

     « La base de la colonne qui subsiste seule du côté de
«    l'orient, forme l'angle oriental-sud. On a fouillé au pied
«    de la façade orientale et on a trouvé en contre-bas, dans
«    cette fouille une large pierre taillée et dressée à l'équerre,
.«   elle joint le piédestal de cette colonne à sa base, elle
 «   appartient à une construction extérieure, elle est posée à
 «   plat et dépasse au midi l'alignement du piédestal de cette
 «   colonne.
     « J'ai dû présumer, dit avec raison M. Rouyer, que ce
«    bloc a dû appartenir à une des marches par lesquelles on
«    montait au temple. »

   Il est donc bien avéré par ces recherches que la façade
était tournée à l'orient.
   Plusieurs médailles importantes furent découvertes, une
notamment représentant l'apothéose d'Auguste (grand
bronze).
   Mais une autre découverte bien plus précieuse fut celle
d'un doigt en bronze d'une grande statue, dont il ne reste