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ET LES BÉNÉDICTINS 15 il nJa pas étendu le débat à tous les points qui lui auraient donné raison ; volontairement il a borné ses investigations à l'essentiel ; depuis lors les éclaircissements, qui se sont ajoutés à ce qu'il proposait à l'archevêque de Saint-Georges, appuient singulièrement ses conclusions et sont en complet accord avec elles ; on nous permettra de l'indiquer som- mairement. L'autorité des listes épiscopales, telles que le studieux Bénédictin les avait sous les yeux, a été de plus en plus établie. Le premier écrivain qui en avait publié trois simul- tanément était un confrère et un ami du P. Sirmond, le P. Chifflet, dans son PauUnus illustralus (5). L'une était tirée d'un vieux manuscrit appartenant à la cathédrale de Saint-Etienne, où on l'avait transcrite entre un Martyro- loge et le Nécrologe de cette église; l'autre, communiquée par le P . Sirmond lui-même venait de la Chronique de Hugues de Flavigny; les gardes d'un évangéliaire de Saint- Lazare d'Autun avait fourni la troisième. Il ne paraît pas douteux à M. Léopold Delisle, l'homme peut-être de notre temps le plus versé dans ces matières, que ces trois catalogues ont une origine commune, les dyptiques mêmes de l'Eglise Lyonnaise, tels qu'ils se récitaient à l'office sacré, longtemps avant le neuvième siècle, et com- plétés à mesure des successions (G). A part des variantes (5) PauUnus illuslratus sive Appendix ad opéra et res gestas sancti Paulini Nolensis episcopi, auctore Petro Chiffleto, S. J. Divioni, 1662. Le P. Chifflet faisait cette publication précisément afin de trancher une question semblable à celle qui préoccupait Mabillon; il tenait à démon- trer qu'on se trompait encore en comptant deux Eucher archevêques de Lyon. (6) Cf. Histoire littéraire de la France, T. XXIX — suite du quator- zième siècle.