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414            CHAZAY-D'AZERGCES EN LYONNAIS

par la réception des envoyés du Souverain Pontife et par
les dîmes royales ; mais surtout à cause des nombreux mal"
heureux à secourir, que la peste et la famine font autour
de lui. Il expose également qu'il est obligé, dans le prieuré
de Chazay, à beaucoup de dépenses, car il doit y entretenir
cinq moines pour le service du culte dans leur chapelle, et
douze personnes pour le service de la maison. Que chaque
année, il y reçoit plus de cinq cents personnes étrangères,
et que le service divin va bientôt y être suspendu et le lieu
saint abandonné, les moines, par suite de veilles et de
manque de nourriture, ne pouvant plus supporter le service
 du jour et de la nuit. Il demande que l'église paroissiale de
 Civrieux, voisine du prieuré de Chazay, et déjà sous le
 patronage de l'abbé d'Ainay, qui en touche le quart de la
 dîme, soit annexée à la manse abbatiale avec tous ses reve-
 nus, de telle sorte, que l'abbé puisse même les toucher sede
 vacante curiali. Le dit seigneur abbé pourra alors supporter
 les charges qui lui incombent.
    Henri de Villars fait droit à cette requête, et concède à
 l'abbé tous les revenus demandés, l'enquête ayant prouvé
 que le seigneur abbé avait au prieuré de Chazay de nom-
 breuses charges et dépenses. Frère Jean, curé-prieur de
 Chazay, vient affirmer que depuis ces deux dernières années
 le prieuré avait nourri et secouru deux mille et treize per-
 sonnes, malgré la diminution considérable des revenus,
 occasionnée par la peste et la famine, suites de la guerre (22).
    Cet acte est dressé par le notaire apostolique, Pierre
 Vialon, dans le palais archiépiscopal de Lyon, en présence
 de Mathieu de Moras, curé de Sermoys, et de Jean Agne-
 ton, de Chazay, le 17 décembre 1350.

   (22) Grand Çart. d'Ainay, t. I, chart. 273.