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                       LES AQUEDUCS                      287

des eaux de sources seulement, et non des eaux prises
directement aux rivières : Gier, Chagnon ou autres.


                  QUALITÉ DE L'EAU

    Au cours du travail d'ouverture de cette tranchée, une
saison sèche est survenue, le débit des sources aura baissé
considérablement, non seulement dans la vallée du Gier,
mais dans celle du Chagnon et dans toutes les autres
vallées.
   On s'est aperçu alors que si les sources pouvaient suffire
pendant des périodes comportant plusieurs années, il y
avait aussi des périodes où pendant des semaines, des mois
peut-être, il faudrait avoir recours aux eaux prises direc-
tement au Gier. On aura alors abaissé le point de départ du
canal d'aqueduc, de manière à permettre l'établissement du
réservoir de décantation par le repos dont parle M. de Gas-
parin, et qui mesurait 54 mètres de rayon, 5m,8o de pro-
fondeur et emmagasinait 45,550 mètres cubes.
   Delorme a vu les vestiges de la vanne de prise d'eau au
lit du Gier, et ceux du barrage en travers de la vallée ;
M. de Gasparin n'a pas vu ces vestiges, ils avaient 'disparu,
mais il a mesuré le réservoir et vu la tranchée de commu-
nication avec le Gier, cette tranchée n'était pas voûtée et
M. de Gasparin ne dit pas que ce réservoir ait été maçonné
et voûté ; donc il était à ciel ouvert.
   Il est probable que cette réserve n'était utilisée que
comme complément et seulement pour parer à l'insuffi-
sance des sources, ainsi que cela se passe actuellement aux
barrages de Rochetaillée et de La Valla, pour les villes de
Saint-Etienne et de Saint-Chamond.