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               CHAZAY-n'AZERGUES EN LYONNAIS               13

 de la seigneurie, qui avait sous sa directe les villages de
 Morancé, Tredos, Saint-Jean-des-Vignes, Lozanne, Ci-
vrieux, Dommartin, Marcilly et une partie des Chères,
celle qui était alors sur la paroisse de Marcilly. La ville de
Chazay se vit dotée d'un marché hebdomadaire, de trois
foires par an, le 4 janvier, le 25 avril et le 3 décembre; on y
vendait bétails, céréales et chanvre (2). Cette dernière pro-
duction était très importante dans nos pays, qui la récol-
taient en abondance. Le chanvre dans les terrains marneux
des bords de l'Azergues atteint parfois trois mètres de hau-
teur. Aussi trouvons-nous, souvent dans les chartes de ce
temps, signalée la terre du chenevis ou la chenevière.
   Le château de Chazay avait donc droit à la prévôté,
prœpositura, magistrature importante remplie par un sei-
gneur laïque. Celui-ci la tenait en fief du seigneur baron,
qui se voyait parfois obligé de la racheter afin d'en disposer
en faveur d'un autre (3).
   Tous les seigneurs, en possession de fiefs sur la baron-
nie, furent obligés au serment de fidélité envers le seigneur
abbé. Ils furent tenus à la chevauchée, c'est-à-dire à monter
à cheval pour la défense de l'abbé, et à venir avec leurs
vassaux soutenir les droits particuliers de leur maître,
excepté toutefois contre le seigneur dont ils étaient vassaux
d'autre part. Ils furent également soumis au devoir de l'as/,
qui était d'accompagner leur seigneur ou son capitaine à la
guerre publique (4).
   Quant aux bourgeois de Chazay, que nous voyons cités
dans la charte de 1197, quoique d'une condition privilégiée

  (2) Almanach de Lyon, 1747.
  (3) Grand Cart. d'Ainay, t. I, chart. 38.
  (4) BiHioth. Dumhnsis, t. I, p. 55.