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            BROUCHOUD, SA VIF. ET SES Å’UVRES              265

que lui laissait le Palais, et fournir une collaboration assi-
due à la Revue du Lyonnais.
   Déjà, au mois de novembre 1864, en dépouillant le
fonds des anciennes archives judiciaires de la Cour d'ap-
pel, il avait découvert deux autographes de Molière. Ces
deux documents venaient jeter une vive lumière sur les
divers séjours que notre grand poète comique fit dans notre
ville, en 1652 et en 1655. On sait aussi que les auto-
graphes de Molière sont rares. Cette double découverte
devait donc, à elle seule, intéresser vivement le monde
lettré, comme elle l'intéressa, en effet; car ces documents,
avec plusieurs autres retrouvés aussi, plus tard, par Brou-
choud, ont été, depuis cette époque, mis utilement à profit
par les éditeurs des œuvres de Molière. Toutefois, Brou-
choud ne jugea pas que cet intérêt fût suffisant. Il voulut
savoir ce qu'avait été notre théâtre avant Molière, et c'est
ainsi que nous avons appris par ses Origines du théâtre de
Lyon, que si les premières représentations dramatiques,
données dans notre ville, remontent à Tannée 1435, c'est
seulement en 1538 que fut créé, par Jean Neyron, le pre-
mier théâtre permanent que Lyon ait possédé.
   Mais Brouchoud ne se borna pas alors à emprunter aux
archives de la Cour des documents demeurés inconnus
avant lui. La prison du Palais ayant été supprimée à cette
époque, il obtint que quatre pièces, demeurées sans emploi,
fussent réservées au fonds des anciennes archives judi-
ciaires. Il fit plus encore; il procéda lui-même, dans ce
nouveau local, au classement des documents historiques
les plus précieux : les Sentences de la sénéchaussée et du prési-
dial, de IJOO à IJ30; les Registres des Insinuations et les
Papiers du Roi, qui ont fourni, depuis, à nos érudits lyon-
nais, et notamment au regretté de Valous, des renseigne-