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REVUE DU MOIS I 57
quand on se dit qu'il y a commencement à tout et que nos
volcans des Alpes et des Cévennes sont peut-être en voie,
après trente siècles de repos, de rentrer en activité.
X Le carnaval n'en poursuit pas moins sa course légère.
La justice même semble avoir eu comme une réminis-
cence de ces causes grasses, autrefois réservées à la semaine
joyeuse : le tribunal de police avait à statuer sur les contra-
ventions dressées contre les siffleurs, au Grand-Théâtre.
Siffler, est-ce
Un droit qu'à la porte on achète en entrant?
La tradition et le bon sens disent oui; M. Prieur, le
commissaire de police, prétend que non. Le tribunal, en la
personne de M. Mazet, a donné raison à l'usage et au bon
sens. Il en est, toutefois, de ce droit comme de tous les
autres : il n'en faut point abuser.
X Mais j'entends les grelots et les tambourins du bal des
Etudiants. Si vous êtes jeune et féru d'un brin de folie, vous
n'avez manqué d'assister à la fête des jeunes et des fous.
Vous vous êtes beaucoup amusé, je l'espère, et j'espère
aussi qu'il vous sera beaucoup pardonné, parce qu'en vos
joies vous aurez un peu pensé à ceux qui souffrent.
Si, pour une raison ou une autre, vous vous êtes abstenu,
contribuez à mettre quelques sous dans la bourse des pau-
vres, en achetant le Lyon-Etudiant, journal édité pour la
circonstance parles Annales Lyonnaises et tiré sur les presses
de notre intelligent et sympathique imprimeur M. Mougin-
Rusand.
Avec un franc, vous aurez de bonne prose et de bons
vers, de charmants dessins et de jolie musique, et vous
aurez fait une bonne œuvre. Ce sera bien finir le mois.
M. J.