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                BALAZUC ET PONS DK BALAZUC                        179
criptions de camps, de sièges, de batailles ••• récits clairs, précis,
techniques ; à Raymond, tout le restant du livre.
   Si l'on entend par collaboration, un travail matériel commun,
une page écrite à tour de rôle par chacun des historiens, non,
Pons n'a pas collaboré : l'auteur, celui qui a composé, écrit depuis
la première page jusqu'à la dernière, ou tout au moins jusqu'au
passage du Jourdain, c'est Raymond. Mais si l'on entend par
collaboration le récit fait par Pons à Raymond, écrivant sous ses
yeux, des événements militaires, l'explication technique donnée
par l'homme de guerre, des modes d'attaque ou de défense, Pons
a collaboré et mérite une place â côté de Raymond.
   Pons mourut, on le sait, au siège d'Archos. Jusque-là le récit
est plus animé, plus vif, plus rapide. Après, les visions, les révé-
lations, déjà si nombreuses dans la première partie, le deviennent
davantage; par contre, les descriptions militaires sont plus rares.
Ne doit-on pas reconnaître à ce signe l'influence de Pons ! Et
n'est-il pas un vrai et sérieux collaborateur, celui qui par la na-
ture de son récit, influe de cette façon sur le style, sur le carac-
tère du livre dont il fournit les principaux documents ?




                                 IV


   Les Balazuc sont une de ces races militaires que l'on voit dans
l'histoire de presque toutes nos provinces, traverser le moyen âge
le casque en tête, l'épée au poing : fortes races qui, leur œuvre
faite, leur sillon sanglant tracé, disparaissent n'ayant pas de
raison d'être dans un monde nouveau. Chez eux le courage et
toutes les vertus du soldat sont héréditaires, et comme instincti-
ves, et leur science des choses de la guerre fait de certains des
capitaines renommés. Ecrire leur histoire, ce serait écrire l'his-
toire du Vivarais, durant cette période si agitée des seizième et
et dix-septième siècles, mais ce serait sortir du cadre de notre
modeste étude, et nous mentionnerons seulement au courant de la
plume quelques noms et quelques faits.