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             LES T R É S O R S DES ÉGLISES DE LYON                 55
dans les Registres capitulaires, à la date du 16 janvier 1760, la
mention suivante :
   « M. le Sacristain ayant dit qu'en conséquence des lettres
patentes du 26 octobre de l'année dernière, l'argenterie de l'église
fut envoyée à la Monnoie le 19 novembre suivant, que le tout, y
compris les six grands chandeliers et la croix, allait à 916 marcs,
2 onces, 6 deniers et formant un objet de 50,607 tt 3 s. 6 d., mais
que Sa Majesté ayant déclaré par une lettre subséquente que son
intention n'était point d'obliger, ni les Chapitres, ni les commu-
nautés à envoyer les croix destinées au service divin, la compagnie
se seroit décidée à retirer la dite croix pesant 128 marcs, 2 onces,
6 deniers, en substituant le même poids de matière acceptée
et qui a coûté 6414 livres, 1 s. 6 d., laquelle somme déduite de celle
de 12757 tt 10 s. 4 d., pour le quart du Roy, fut payée comp-
tant, le dit quart se trouve réduit à la somme de 6343 1. 8 s. 10 d.
que le dit M. le Sacristain a retiré du Directeur de la Monnoye de
Lyon, ainsi que sareconnoissance de 37955 livres, la Compagnie
ordonne que la dite reconnoissance sera fermée dans le coffre des
archives et que la somme sera retirée par le Prévôt et le Receveur
du comté qui en imploiera 4000 livres pour rembourser un contrat
créé le 25 mai 1746. » Enfin on lit encore au sujet de cette même
argenterie, dans les Registres capitulaires, sous la date du 22 dé-
cembre-1761 : « Le s. Daoustene, receveur du comté qui a reçu la
somme de 1897 livres pour une année de l'intérêt de l'argenterie
portée à la Monnoye, est chargé d'en faire article de recepte dans
son prochain compte. » Les temps étant devenus moins durs
pour l'Etat, le gouvernement ordonna en 1765 que dans le courant
de septembre on rembourserait aux églises le prix de l'argenterie
remise par elle à la Monnaie. Mais cette restitution ne put faire
revivre des objets d'art sans nombre, et des plus rares, qu'on avait
engloutis dans les creusets des hôtels de la Monnaie. La part de
l'argenterie fournie par la cathédrale s'éleva à la somme de
40.489 livres qui lui fut remboursée le 31 mai 1766. Le Chapitre,
pour combler les vides dans son Trésor dut faire faire entre autres
un encensoir d'argent pour le service du grand chœur, et le
14 mars 1767,il autorisa le sacristain d'acheter à la vente des or-
nements et des vases sacrés des chapelles des Pères Jésuites, tout