Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
56                  LA RKVUE LYONNAISE
ce qu'il croira devoir être nécessaire pour le service de l'église. 11
acquit entre autre, pour 950 livres, six grands chandeliers en
arquemie doré. Vers le même, temps on dora deux grands chan-
deliers appelés «candélabres», à l'usage du grand chœur, cinq
chandeliers servant aux acolytes et les deux grandes croix du
maître-autel.
    En 1772 le Chapitre accepte l'offre faite par M. le comte de
Maubourg d'une somme de 10,000 livres pour être employée à
faire six chandeliers en bronze doré sur le modèle delà croix du
maître-autel et pour dorer cette croix, et l'offre faite par M. le
comte de Saligny de donner 100 livres pour le même objet, à la
condition que le Chapitre fournirait 8.000 livres, mais sur l'oppo-
sition du comte de Bellegarde, cette double offre fut rejetée. Ce-
pendant on voit dans les Registres capitulaires. sous la date du
30 janvier 1773 « que le Chapitre autorisa, ce jour, le grand sa-
cristain à faire placer sur le maître-autel du grand chœur, un
dessus en marbre pour recevoir la grande croix nouvellement do-
rée et les six chandeliers, conformes au modèle de la dite croix que
l'on fait faire à Paris ». Le 28 juin 1774, le Chapitre « fit payer
au sieur Dufaux, doreur sur métaux, 3,000 livres pour les six
chandeliers en bronze doré qu'il a fournis, plus 2000 livres pour
le même objet. En 1777 on dora aussi la croix des paroissiens. En
1778 le Chapitre solda aussi le compte d'un sieur Deschets, pour
fournitures de vases sacrés à toutes les églises des paroisses où il
était décimateur(Reg. cap., liv. cciii, f. 29). »
    Je ne parlerai pas ici des nombreuses chappes, tuniques,
mitres, étoles, chasubles, et dalmatiques que le Chapitre fit
 faire depuis 1562 jusqu'à la Révolution; ce serait fastidieux et
 trop long, car pour un clergé aussi considérable que celui des
 trois églises Saint-Jean, Saint-Etienne et Sainte-Croix, il en fallait
 une grande quantité et qu'un usage journalier dut faire renou-
 veler souvent. Du reste, si le lecteur désire de plus amples
 renseignements à cet égard, il n'a qu'à feuilleter les Registres
 capitulaires et les inventaires qui restent encore. Tous ces objets
y sont minutieusement indiqués. Notons seulement, en ce qui
 concerne les chappes, que d'après une décision du Chapitre
de 1446, chaque chanoine, en entrant en fonctions, était tenu,