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Le problème difficile que nous nous sommes ainsi posé présente, au
reste, dans son contrôle, de curieuses particularités. D'abord, les réussites
sont bien variables d'un mois à l'autre : elles atteignent 56 % en décem-
bre et en avril, pour dépasser 70 % en septembre. En gros, le minimum est
au printemps (60 %), le résultat moyen est en hiver et en été (62 à 63 %)
et le succès en automne (septembre, octobre, novembre) dépasse 66 %.
Ceci prouve déjà que certaines époques de l'année sont critiques pour
l'application des analogies qui servent de base à notre prévision : il y a,
en quelque sorte, des époques d'instabilité, des coupures, dans cette
espèce de continuité des phénomènes atmosphériques.
En outre, certaines périodes sont favorisées car, contrairement à ce
qui paraît logique, nos succès ne vont pas en diminuant du 10e au 41 e
jour : ils sont capricieux selon la longueur de l'échéance, et ceci fait songer,
suivant les saisons, à la stabilité plus ou moins grande de certains types de
temps qui, par les années analogues, sont à l'origine de nos prévisions.
Ces deux remarques, qui n'ont jamais été mises en évidence comme
conséquence précise, nous paraissent très dignes de retenir l'attention.
De plus, en comparant avec soin les divers procédés empiriques pour
la prévision du temps à long terme, on trouve un parallélisme frappant
dans les pourcentages de réussites de deux d'entre eux : celui des dates
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dictées et celui qui est basé sur les chances de pluie. Le petit graphique
de la figure 10 le met bien en évidence. Sans doute, l'échelle, ou l'ampli-
tude des réussites n'est pas la même : partant de 50 %, elle ne s'élève qu'Ã
55 % dans le premier cas, tandis qu'elle monte à 60 % dans le second.