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de Nuremberg se décida à utiliser l'œuvre de Peter Vischer et résolut de la placer,
en guise de jubé, dans la grande salle de l'Hôtel de Ville. Hans Vischer adapta
donc la grille à sa destination nouvelle et porta sa longueur à 10 mètres 77, en la
complétant par des frontons et des portes de sa façon qui représentaient environ
un tiers de l'ensemble.
     Posée en avril 1540, la grille des Vischer reste en place pendant deux siècles
et demi, puis, après Austerlitz, Nuremberg est incorporée à la Bavière et la grille
de son Hôtel de Ville vendue, en 1806, comme « métaux hors d'usage », à un négo-
ciant de Furth, pour 12.057 florins. Ce négociant la cède à un Nurembergeois
qui la revend lui-même à un Lyonnais, M. Frèrejean, fondeur à Lyon, rue de la
Vieille, 89 (plus tard n° 11).




     Ce dernier était, heureusement, un artiste et un collectionneur ; frappé par la
beauté des bronzes qu'il venait d'acquérir pour les transformer en canons, il en
conserva les plus beaux fragments. "L'Indicateur de Lyon pour 1810, nous apprend
que l'on pouvait alors aller voir, à Lyon, dans la fonderie de MM. Frèrejean et C l e ,
une série d'objets d'art dont le catalogue et la description seraient aujourd'hui d'un
haut intérêt.
     En tout cas, les quatre bas-reliefs de Peter et d'Hans Vischer demeurèrent
pendant plus d'un siècle soit dans la fonderie de la rue de la Vieille, soit dans la
maison de campagne que les Frèrejean possédaient à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. Ils
passèrent, à la suite d'une alliance, de la famille Frèrejean à la famille Mares, et
enfin à M. Léon Mares, collectionneur montpelliérain.