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SA VIE ET SON Å’UVRE 355
Pendant le séjour du premier consul Bonaparte Ã
Lyon, Chaptal, ministre de l'Intérieur, assista, le 24 jan-
vier 1802, à une séance de l'Athénée. Il fut très satisfait de
l'activité et de la nature des travaux de cette Société, et lui
accorda une somme de 3.000 francs pour être employée Ã
l'encouragement des arts. Chinard offrit à l'Académie le
buste en plâtre du premier Consul. Le Ministre arrêta qu'il
serait exécuté en marbre pour orner la grande salle de
l'Hôtel de Ville. Ce buste, sans être très ressemblant, a des
qualités, la figure a de la grâce, est belle et indique
l'énergie. Il y a du goût dans les détails, mais un peu de
sécheresse dans l'exécution. Sur le cordon ou baudrier
placé en travers de la poitrine, sont mentionnées les
victoires de Rivoli, Arcole, Marengo, etc. Au bas du buste
est un bas-relief allégorique, représentant un lion blessé,
léchant les mains du premier Consul qui vient de le secourir.
Ce buste a été reproduit en plâtre.
Il exposa au Salon de 1802 une allégorie intitulée
l'Amour sur les flots. L'Amour est représenté se sauvant
avec le secours de ses seules armes. Son arc et son carquois
se transforment en un esquif léger, dont les fidèles
colombes ornent la proue. Ses traits sont changés en rames,
son bandeau lui sert de voiles, son flambeau lui tient lieu
de mât et de fanal. Le petit navigateur vogue avec assu-
rance vers le rivage.
Après la mort du général Leclerc en 1802, l'exécution
de son buste en marbre fut confiée à Chinard par
Mmc Leclerc, née Pauline Bonaparte.
Il fit le portrait en médaillon du célèbre docteur-médecin,
Marc-Antoine Petit. Ce médaillon porte la date du 10 ger-
minal an X (31 mars 1802).