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                      SA VIE   ET SON   Å’UVRE                       277

cette décade la liberté à celui qui fut toujours son plus
zélé défenseur.
  « Salut et fraternité.
                                    « Signé : Boisset. »


                                30 pluviôse an II (18 février 1794).

           Déclaration de Bertrand, maire de Lyon.

   « En mon âme et conscience, je déclare à la face du
ciel et présence du tribunal révolutionnaire, que j'ai vu
arriver au sein du Conseil général, le 7 février 1792, le
citoyen Gaillard, alors président du comité central, et serré
dans les bras du citoyen Chinard, et accompagné de nombre
de citoyens, qui tous d'un mouvement spontané s'écrièrent :
Voilà, magistrats du peuple, le libérateur et sauveur du
citoyen Gaillard. Nous invitons le conseil à accueillir avec
amour et reconnaissance la personne du citoyen Chinard,
qui a sauvé heureusement à temps l'ami marquant de la
liberté et de l'égalité ; ce qui eut lieu, entre neuf et dix
heures du soir, et le conseil retint dans son sein ces deux
amis de l'humanité, et demi-heure après suivi le patriote
Chalier, qui, tous, furent couverts de l'égide des bons
citoyens et du Conseil général, qui à tous trois leur renou-
vela l'assurance bien méritée de l'amour et affection de
tous leurs concitoyens. A cette séance mémorable furent
témoins nombre de citoyens qui attesteront comme moi la
vérité de ce départ.
  « En foi de quoi j'ai donné la présente déclaration, pour
valoir en tout et partout à la décharge de Chinard.
                                        « Signé : Bertrand. »
   K" 4. — Octobre 1896.                                       ig