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A TKAVERS LE VIEUX LYON 233 mouvement. Du côté ouest, sur la rue Champier, un for- geron, un charpentier et d'autres petits industriels étaient installés tout contre l'église, en face de l'auberge de la Mule-Blanche, très animée par les nombreux arrivages de chars bressans, aux grelots sonores. Sur la rue Grolée, des échoppes de cordonniers en vieux, garnissaient les contre- forts et coupaient la hauteur des murs. M. Bleton est bien dur pour ces pauvres échoppes, qu'il traite de « végétation hideuse accrochée au tronc d'un bel arbre ». C'est une sévérité que je ne partage pas ; il y avait un contraste piquant entre ces modestes étalages et les brillantes vitrines de la rue Impériale, que l'on aperçoit non loin de là . Ce qui dépare l'église, ce sont les ornements plaqués sur la façade, le pignon aigu, surélevé au dessus de la toiture, et dans un autre ordre d'idées, ce qui la dépare bien davan- tage, c'est la boutique de cierges installée par M. le curé Méchin dans l'intérieur même du sanctuaire. Comment se peut-il que le bon saint Antoine continue à faire des miracles alors que son culte est l'objet d'un pareil scandale ! d u e sa clientèle se le dise bien, les cierges provenant de cette odieuse officine, ne peuvent être que d'une efficacité nulle. Il est possible que cet usage soit établi autre part, mais en tous cas, à Lyon, il est absolument choquant ; l'aumône y est assez facile et abondante sans avoir recours à de pareils moyens. Un problème difficile à résoudre sera la réfection exté- rieure de cette belle église de Saint-Bonaventure. Entourée de maisons importantes, dans un quartier neuf, luxueux, nouvellement ouvert à la circulation, il est de toute néces- sité qu'elle soit en harmonie avec les édifices qui l'en- vironnent. L'architecte qui sera venu à bout de cette tâche, sans surcharger l'édifice, sans en dénaturer le style par une