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nin dans son Histoire de Tournus, défirent l'armée de
Conrad, roi de Bourgogne, parcoururent le Jura, descen-
dirent le Rhône, pillant, brûlant tout sur leur passage.
   Cependant le roi Conrad, ne perdant pas courage, dit
Nostradamus dans son Histoire de Provence, réussit à les
mettre aux prises avec les autres envahisseurs, les Sarrazins,
et les battit près d'Arles.
   Tant de malheurs avaient soulevé les populations indi-
gnées, les évêques eux-mêmes se mirent à leur tête, notam-
ment celui de Grenoble, et chassèrent de nos provinces
dévastées ces hordes de barbares.
   Guillaume comte de Provence détruisit leurs derniers
refuges vers 975 et en délivra le pays.
   Est-ce à la première invasion des Sarrazins en 730 ou à
la seconde contemporaine de celles des Hongres vers ,950,
qu'il faut attribuer la destruction finale du temple d'Izer-
nore.
   Il est difficile de répondre positivement à une pareille
question. Il est néanmoins probable que c'est à l'époque de
cette dernière invasion à la fois des Sarrazins et des Hongres
qu'eut lieu cette dévastation.
   Un document d'une grande importance vient nous éclairer
à ce sujet.
   Le 25 novembre 959, le roi de France, Lothaire, sur les
prières, dit-il, de sa mère, la reine Gerberge, transmit à
l'abbaye de Cluny la propriété du monastère de Nantua qui
était devenu inhabitable à la suite de ces terribles inva-
sions (3).
   Cette charte donnée à Dijon est reproduite par Dom
Bouquet et par Guichenon.

  (3) Guichenon. Preuve de l'histoire du Bugey, p. 216.