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288 LES SAVANTS LYONNAIS au peuple de Vienne, non seulement pour lui donner avis de son exaltation, mais encore pour les exhorter à ne différer pas davantage d'élire un archevêque et la seconde pour leur recommander leur nouvel archevêque qui était Gui de Bourgogne. Comme vous l'avez remarqué nous n'avons point la troisième lettre dont vous parlez. Je ferai pourtant encore chercher dans les archives de mon église, mais j'ai peu d'espérance d'y rien trouver, parce que le Lièvre, notre auteur domestique, qui a ramassé avec assez de soin tout ce qui était dans les archives du Chapitre, ne dit rien de cette troisième lettre (10). « Je ne suis pas surpris, mon Révérend Père, que vous n'ayez pas tout le procès qu'il y a eu autrefois entre les archevêques de Vienne et les évêques de Grenoble au sujet du canton, appelé pagus Salmoracensis, ou comté de Sal- niorenc, parce que ce procès a été jugé par Pascal II qui fut choisi par Gui, archevêque, et par saint Hugues, et de vingt- deux châteaux qui composaient ce comté, onze restèrent à l'archevêque et les autres onze à l'évêque de Grenoble. « J'écris à Dom Mabillon sur le lieu d'Epaonum sur lequel je n'ai guères plus de lumières que sur la troisième lettre d'Urbain II. « Croyez, s'il vous plaît, mon Révérend Père, qu'on ne peut être plus véritablement que je le suis votre, etc. ( n ) . • (10) Dom Ruinart s'occupait de la publication d'une vie et de toutes 'es bulles et lettres du pape Urbain II. Mabillon, dans une lettre du 29 décembre 1704, annonçait à un de ses correspondants de Florence, Magliabachi, que cet ouvrage était terminé ; il formerait un gros in-40 (Valéry, t. III.) Le livre n'a jamais vu le jour. Dans les œuvres posthumes de Mabil- lon et de Ruinart on trouve la Vie du pape Urbain II par ce dernier. ( u ) Fonds Franc. 20941. Res. des Blancs-Manteaux.