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                             IZERNORE                     I83

 Guigue, il est fait mention d'un acte de cession en l'an
 1176, par l'archevêque de Lyon Guichard à l'église de
 Saint-Paul, d'une pièce de terrain juxta Forwerium, pour
 agrandir son cimetière.
    Or, nous voyons figurer parmi les témoins de cet acte :
Magister Hugo de Isernoro (c'était un prêtre d'Izernore) (13).
    J'ai vu cette fois le titre original même aux Archives du
Rhône (Titres de Saint-Paul) et le nom est bien écrit de
cette façon.
    Ainsi à cette époque déjà reculée 1142 et 1146 le nom
 d'Izernore qui depuis a subi bien des modifications s'écrivait
presque comme maintenant.
    La ville avait même une certaine importance puisqu'il
est parlé dans la bulle du pape Innocent II des églises qui s'y
trouvaient et des terres en dépendant.
    Toutefois avec la décadence de l'Empire romain la cité
gallo-romaine perdit peu à peu cette importance, elle fut
ensuite saccagée à plusieurs reprises au moment des
grandes invasions des Barbares et ne se releva jamais ccm-
plètement de ses ruines.
    Située à l'extrémité d'une plaine peu fertile, sans com-
merce local, la ville déclina peu à peu et devint le village
que nous connaissons maintenant.
   Dès le commencement de la féodalité les seigneurs aban-
donnent (comme partout) la plaine d'Izernore pour élever
leur château-fort sur les hauteurs qui en défendaient les
abords, c'est ainsi que le village de Bussy sur la montagne
voisine devint la résidence des seigneurs d'Izernore.
   Il est intéressant de suivre les transformations du nom


  (13) Guigue. Obituarium Lugiunensis ecchsia, p. 177.