Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                           BIBLIOGRAPHIE                             129
Emprisonné à Loches, puis à Tarare, il recouvra enfin sa liberté, sous
la caution et pleigement de son frère le maréchal. Son interrogatoire est
une des pièces les plus curieuses parmi celles insérées dans le volume
des preuves.
   La vie du maréchal de la Palice (p. 261-412) offre un grand intérêt,
tant par elle-même, que par le soin avec lequel elle est traitée, et par
les nombreux documents dont elle est enrichie. Jacques II fut traîtreu-
sement tué à la bataille de Pavie; son corps, demeuré couché au lieu
d'honneur, fut porté de Pavie à Lyon où on honora, de solennelles
obsèques, le gouverneur de la province, puis enfin à la Palice, où
Marie de Melun, sa veuve, lui consacra un superbe mausolée. Sa
famille était représentée, à cette cérémonie, seulement par son fils
Charles, âgé de moins de n ans, qui devait mourir, en 1552, au siège
de Metz, des suites de ses blessures. Son autre fils, Geoffroy, était
mort en Italie, à l'âge de 26 ans. Son frère, Jean de Chabannes, sire de
Vandenesse, avait été tué à Rebec. Son autre frère, Antoine, évêque du
Puy, était injustement retenu en prison. Son cousin, Jean, seigneur de
Curton, avait été fait prisonnier à Pavie. Des deux fils de ce dernier,
l'un, Joachim, guerroyait au royaume de Naples; l'autre, François,
venait d'être tué à Pavie. Cette nomenclature en dit plus long que bien
des louanges.
   M. de Chabannes, dans le volume d'histoire et dans celui des preuves,
fournit une curieuse dissertation sur la chanson populaire dont l'illustre
maréchal est encore la victime. La leçon authentique serait :
                     « Hélas ! la Palice est mort,
                     Il est mort devant Pavie.
                     Hélas! s'il n'était pas mort,
                     Il ferait encore envie. »
   La confusion d e / et de/, si facile à commettre dans l'ancien alpha-
bet, est la cause naturelle de la naïveté proverbiale. La pensée primitive
est nettement indiquée dans l'épitaphe du maréchal, versifiée par F. de
Pavie, baron de Fourquevaux :
                « ... qui servant son Roy, perd la vie,
                      Au lieu de pitié, fait envie... »
   Les vies de plusieurs grands capitaines français. Paris, 1643, in-40.
  On regrettera, un jour, le nombre restreint d'exemplaires auquel a