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DU GÉNÉRAL FONTBONNE 121 déprécier tout ce qui s'est attaché à la République : je désire ardemment qu'un bon et vigoureux Gouvernement vienne calmer les esprits et réduire au néant les illusions extravagantes des Royalistes et les projets sinistres des hommes de sang qu'on n'a point assez comprimés dans ces Cantons. je suis en peine de mon portemanteau et de mes Caisses qui ne sont pas encore arrivés, prie notre ami Chaix de vouloir bien y passer et les faire expédier de suite, car il serait bien fâcheux pour moi d'être obligé de partir pour Nice sans mes habits, j'aurais beaucoup mieux aimé être destiné pour Lyon, ne laisse pas échapper l'occasion de m'y placer ou dans la partie de l'armée des Alpes, car cette armée d'Italie est la plus malheureuse sous tous les rapports, je suis bien sur des effets de ton obligeante et rare amitié à la quelle je correspons de toutes les puissances de mon ame. j'ai cru devoir tout examiner soigneusement avant de m'ouvrir sur rien ; ta cousine est dans la même position que nous l'avons jugée; la petite Desaimars est je crois très prévenue en faveur d'un de ses cousins Dubessé officier de volontaires, la jeune Dupont serait par le caractère heureux qui la distingue celle que je preffererais mille fois si elle était plus jolie et mieux faite, enfin, mon ami, je te parle franchement je fairai avec zèle tout ce qui poura t'être agréable, mais je ne me déterminerai que d'après ton avis. n'oublie pas d'envoier Chaix pour s'informer à la dili- gence ce que sont devenus mes effets, épie et ne laisse pas échapper l'occasion de nous placer à Lyon. ton aimable sœur est à Etoile, ma femme l'aime infini- ment et la voit souvent, j'ai réchauffé cela et je n'ai pas eu N° 2. — Février 1895. a