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LES SPIRINX 77 que d'Italiens. Toutefois, nous dirons d'une façon géné- rale, que l'influence exercée chez nous par nos voisins du Nord n'a jamais été bien marquée, sauf pendant le dernier quart du quinzième siècle ; on l'observe alors surtout dans l'ornementation des livres par la gravure sur bois. Il était dans le tempérament de notre peuple de suivre son propre sentiment et de résister aux entraînements ; les exceptions qui se sont produites ont été de courte durée. IL LA FAMILLE DES SPIERINCKX. La ville d'Anvers a compté parmi ses habitants, au quin- zième, au seizième et au dix-septième siècle, une famille du nom de Spierinckx. Le nom était orthographié de différentes façons : Spierinckx, Spirinckx, Spierinck, Spi- rinck, Spierincz, Spirincx, Spierinx, Spirinx et Spierings. Il dérivait du mot flamand spiering qui signifie éperlan. Le premier de ces Anversois qui ait quelque intérêt pour nous est Antoine I er Spierinckx, mais avant lui, Bernard Spierinckx avait été reçu dans la gilde ou corpo- ration de Saint-Luc en 1488 (2). Antoine Ier Spierinckx ou Spirinck, graveur d'images •sur (2) Gertrude Spierinckx était, en 1498, femme d'un enlumineur, Artus ou Arnould, fils de Jean.