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                         J . - B . ONOFRIO                   '   6.1

convalescence de Longchêne, soit de l'Hospice de la Croix-
Rousse.
    L'Å“uvre plus modeste et si utile des Hospitaliers veil-
leurs obtint aussi son concours le plus actif et le plus dévoué,
et personne, au sein de la Société, n'a perdu le souvenir de
ses rapports annuels, aussi remarquables par l'expression de
la foi du chrétien que par la distinction de la forme litté-
raire.
    Revenu, depuis 1888, dans sa ville natale, Onofrio avait
continué à donner presque tout son temps à nos oeuvres
charitables, en se consacrant, avec non moins de zèle -à
l'Å“uvre de la Propagation de la Foi et de la Commission de
Fourvières.
    Ainsi s'écoulèrent ses derniers jours, qu'épargnèrent
heureusement les souffrances et les infirmités de la vieil-
lesse . L'âge n'avait rien enlevé, d'ailleurs, à l'intégrité de
 ses facultés intellectuelles. Et c'est ainsi qu'il assistait encore
 à la séance de l'Académie du 17 mai. Rien ne pouvait
 donc faire prévoir sa mort si prochaine. Mais quelques jours
 de maladie suffirent pour l'enlever à l'affection de sa famille
 et de ses nombreux amis. Le 28 mai 1892, il expirait ainsi,
 plein de cet espoir en Dieu, que rendaient plus vif sa foi
 profonde et sa conscience d'homme de bien.
     Ses funérailles furent célébrées, le lundi, 30 mai, à
 l'église d'Ainay, au milieu d'un grand concours d'assis-
 tants, appartenant pour la plupart à la magistrature, aux
  corps savants et aux Å“uvres de bienfaisance de notre ville.
     L'inhumation devant avoir lieu, le lendemain à Saint-
  Nazaire, près de Grenoble, le corps fut conduit de l'église
  d'Ainay à la gare de Perrache et c'est là qu'au nom de
  l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, j'ai
  eu déjà l'honneur et la vive satisfaction de rendre à ce