page suivante »
250 PIERKES A ÉCUELLES ET A BASSINS la Suisse, comme il l'est déjà , grâce à yous, par ses phé- nomènes glaciaires. Il est possible, probable même, que vous parviendrez à les constater encore, au-delà de Lyon, dans la vallée du Rhône. Voici, en effet, ce que m'écri- vait M. Vionnet, il y a un mois. « Dans' une course que j'ai faite aux environs de Saint-Pierreville (Ardèche), j'ai vu un grand nombre de pierres à écuelles. Les blocs sont tous de granit (gneiss peut-être), mais je me suis demandé d'après certains indices qui me parurent devojr provoquer la question, si l'eau n'était pas l'agent qui avait creusé ces écuelles; ce qui n'est absolument pas le cas chez nous. « Naturellement M. Vionnet, n'étant rien moins que géologue, ne s'attribue aucune compétence pour déci- der lorsqu'il y a doute entre l'origine naturelle et l'ori- gine artificielle. N'aurez-vous peut-être pas quelque jour l'occasion de faire vérifier le fait ? A quel bassin erratique appartiennent ces blocs des environs de St Pierre ville ? « La Pierre-Fitte,près du Tumulus du Molard à Décines, ajoute M. Desor dans sa réponse 'à M. Faisan, n'est pas moins intéressante. C'est l'un des rares exemples (sur le continent) d'écuelles sur monument mégalithique, tandis que, en Ecosse, il en existe de nombreux exemples. Or, du moment où la contemporanéité des écuelles avec les monuments mégalithiques est établie dans les îles britan- niques, il n'y rien de hasardé à admettre que les deux phénomènes sont aussi contemporains chez nous. Il se- rait intéressant de savoir si quelque légende ne se rattache pas à cette pierre ainsi qu'à celle de Thoys. » Ainsi que vous le voyez, Messieurs, par cette réponse de M. Desor à M. Faisan, il ne peut plus exister de doute maintenant, comme l'avait pressenti M. Desor « que le Lyonnais est relié par ses blocs à écuelles, à la Suisse, comme il l'était déjà , grâce aux travaux de M. Faisan,