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672                          LA REVUE LYONNAISE
lui-même en 1728 chez Nicolas Barret, imprimeur, rue Belle-
Cordière, petit in-12, puis en 1750 chez la veuve deN. Barret,
imprimeur-libraire, rue Thomassin, au Chapon gras.C'est sur cette
dernière édition qu'a été faite la réimpression parue en 1846 dans
le volume de la collection des Bibliophiles lyonnais, intitulé
Facéties Lyonnaises.
   Les éditions anciennes de La Ville de Lyon en vers burlesques sont
aujourd'hui presque introuvables; quant à la réimpression de
 1846, outre qu'elle est devenue fort rare aujourd'hui, cette
édition atteint, lorsqu'elle se présente dans les ventes, un prix
vraiment inabordable à la plupart. Je crois donc être utile aux per-
sonnes qui s'intéressent à notre vieux langage lyonnois en donnant
ici les passages de cet ouvrage écrits en patois.
   Le texte que je reproduis est celui de l'édition de 1728, je
 donnerai en notes les variantes de la réimpression de 1846 ^JK

Consulat. Je lis en efF   dans la Seconde journée des vers qui ne laissent aucun doute à ce
sujet :
                            Et puis nous irons faire un tour.
                            Dedans la salle des peintures,
                            Qui étoit si riche en figures,
                            Ce n'est plus celle d'autrefois,
                            Le feu l'a réduite aux abois,
                            Ce dôme qui étoit si beau
                            Ne ressemble plus qu'un tombeau.

   La Ville de Lyon en vers burlesques appartient donc sans conteste à la littérature patoise du
dix-septième siècle.
   Voyez : Poullin de Lumina, Abrégé de l'histoire de Lyon, année 1647, et les Tablettes Chro-
nologiques de Péricaud, années 1674 et 1702, dans les Almanachs de Lyon, années 1837 et 1831.
— La Ville de Lyon en vers burlesques, édition de 1728, IIe journée, p. 16.
   (1) Pour épuiser les productions littéraires de l'idiome lyonnais au dix-septième siècle, je
n'ai plus qu'à citer les quelques vers patois placés à la fin de VEntrée magnifique de Bacchus avec
madame Dimanche grasse sa femme, faicte en la ville de Lyon, le i4febvrier i6iy. Cette pièce,
publiée en un petit in-4 0 de 31 pages, sans lieu ni date, sans nom d'imprimeur ni de libraire, a
                                     D
été réimprimée en 1838, chez           ^ t e l , à Lyon.
   Le Mont de Parnasse représenté par neuf Lavandières au lieu de neuf Muses.

                              je Favon si bien lo drapio
                              Avoy lo devanty de pio,
                              Que je lo fan blan comme amandra
                              Et du manchou du batillon
                              Je freton voutro coutillon
                              En chantan comme una calandra,
                              Et sen craindre ni ven ni bizy,
                              Ma fey me commare n o u s an
                              Per savonna voutre ehemise
                              De savon d e v i n g t e cin quan.