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                               BIBLIOGRAPHIE                                     r>t>3
    II. Le second article, the Scots Brigade est l'analyse de l'histoire des régiments
écossais à l'étranger. On sait que, poussés par les circonstances malheureuses
que traversent leur pays, les rudes fils de l'Ecosse s'en allaient en grand nombre,
nobles et roturiers, mettre leur forte épée au service de qui leur en paraissait
digne en Europe. Qu'il s'agisse de la Brigade verte du roi Gustave, de la garde
Ecossaise de France, ou des régiments Écossais des états de Néerlande, personne
ne perdra le souvenir de leur bravoure ; ce furent toujours ces hommes au
courage sans pareil, se battant sans défaillance, ne reculant jamais, et sauvant
parfois le pays qui les avait à sa solde. François I er appelait ses Ecossais :
Le bras qui soutient mon sceptre.
    III. Mister Swinburnê's debt to the Bible. — M. Swinburnê' est peut-être
un grand poète, mais en maintes occasions il eut mieux fait de ne point toucher
à la Bible. Gomme le dit fort justement le critique de la Scotisli Review, il y a
des idéals de pureté que tous, quelles que soient leurs croyances, désirent pou-
voir toujours respecter. M. Swinburnê est un poète à fougueuses allures, mais qu'il
gagnerait à les avoir moins grandes, à les modérer, à les mesurer ! Rien n est
épargné par lui, toute idée, de quel ordre qu'elle soit, est traitée suivant la dispo-
sition d'esprit du moment ; et, on le constate avec tristesse, le thème religieux
célébré le matin dans des vers pleins de vraie poésie, ce thème, souvent le soir
même, est, par lui, traîné dans la fange du blasphème dicté par la haine. Aussi
plus d'une fois le lecteur fermera son livre avec indignation, car il contient des
poésies que le critique qualifie A'unquotable, d'autres qui présentent des compa-
raisons simply révoltant sur des sujets religieux. Il a oublié que, seuls se dirent
libres-penseurs ceux qui ne veulent pas de frein à la bête, que l'humanité toute
entière a reconnu et reconnaît un être supérieur à tous les autres êtres, enfin
que la Bible est le livre par excellence ((3i6).oç), le livre sacré de milliards
d'intelligences parmi les milliards qui peuplent le globe.
    IV. Flaws in philantropy. — Étude sur le souffle philantropique qui a passé
sur la société depuis un demi-siècle. Les différents systèmes y sont jugés à leur
justevaleur, et l'auteur conclut: tant que la religion, la science et les gouvernants
ne travailleront pas^ensemble, dans une harmonieuse union, comme les parties d'un
grand tout, aussi longtemps l'injustice, les systèmes empiriques, les intérêts de
castes, les motifs inavouables, causeront ces prodigalités en pure perte, d'argent,
de temps et d'efforts que nous constatons sans vouloir recourir au remède.
     V. The Eddics Poems. — Poésies de la vieille langue du Nord publiées et
 traduites parGudbrand Vigfusson et York Powell. — La littérature qui a sur-
 vécu à la vieille langue du Nord, offre à l'histoire, aux philologues, aux curieux
 de religion et de sociologie, un champ remarquablement plein de promesses.
 Rien de plus vrai que cette phrase par laquelle commence l'auteur du compte
 rendu de l'ouvrage sus-mentionné. Les citations qu'il a heureusement semées
 à chaque page font entrer le lecteur en plein dans cette antique vie du Nord,
 et l'on est frappé de la rude sagesse de ces peuples, qu'on se représente
   rdinairement comme à peu près sauvages. On sait que l'Edda ou Edda poétique
 est un recueil de poésies ou sagas des anciens scaldes irlandais, que Sœmund,
 auteur chrétien du douzième siècle, a recueillies, mais dont une considérable
 partie est perdue. Ces sagas se transmirent d'abord par tradition orale. Elles
 sont en prose d'un style simple et contiennent seulement des faits. Parmi les
 citations que nous offre l'écrivain de la Scottich Review nous avons recueilli les