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rue future Bourbon *. C'est ce qui explique l'assertion de Cochard, en 181 j 3 ,
que la rue des Mosaïques — ainsi nomme-t-il la rue Rogé 3 — « vient d'être
percée à travers le jardin de M. Macors ». S'il fallait en croire Artaud, ce
jardin aurait été beaucoup plus grand et aurait compris pour le moins l'en-
semble des quatre lots ; car il situe 4 « dans le jardin de M. Macors » la
mosaïque Vial qui se trouvait, nous le verrons, sur le lot II, au nord de la
rue Rogé, et affirme 5 que sa planche XVII, où figurent des mosaïques pla-
cées à l'est de la rue de Puzy et à l'ouest de la rue d'Auvergne, « offre le plan
des mosaïques que l'on voyait près d'Ainay, sous le règne de Napoléon,
dans le clos de M. Macors, appelé jardin des;Mosaïques ». En ce qui con-
cerne la mosaïque Vial, Cochard le contredit formellement, puisqu'il la
situe , 6en 1810, « dans le jardin attenant à celui de M. Macors » et 7, en
1817, dans « le jardin Vial ». D'autre part, Dépierre, acquéreur du seul lot
VI après le décès de Macors, exagérait en sens inverse, quand il s'intitulait
« propriétaire du jardin dit des Mosaïques »8.
2. C'est sur le lot VI que la mosaïque des Jeux du cirque fut remise au
jour, « le 18 février 1806, par des ouvriers qui faisaient un réservoir ; elle
était à un mètre (3 pieds) de profondeur, sous un lit de terre végétale, sans
indices de ruines. Nous avons remarqué qu'elle avait été recouverte, avec
intention de la conserver. On a trouvé à sa surface une légère couche de
gravier rougeâtre, provenant d'un ciment décomposé, et, par dessus, un
1. Voir le plan du lot VI, fig. 2. L'original de ce plan est aux Archives municipales (série et liasse citées).
2. Description historique de Lyon, p. 46. C'est sans doute aussi pour cela que (Petites Affiches de Lyon,
7 mars 1810, p. 7), « les jardiniers du jardin des Mosaïques », offrant de recevoir et soigner tous arbustes
en pots et en caisses, indiquent l'entrée de la rue d'Auvergne, « vis-à -vis la rue Jarente », dont la rue Rogé
sera l'exact prolongement.
3. « On ne saurait donner un nom plus convenable à la rue qui vient d'être percée... ». Il y insiste dans le
Guide du voyageur et de l'amateur à Lyon, 1826, p. 549 : « Rue des Mosaïques... conserve le souvenir de la
découverte faite dans ce local... de la mosaïque des jeux du cirque... et de celle représentant Atalante et
Méléagre... ».
4. 1835, p. 63.
5. Jbid., p. 77.
6. Indicateur de Lyon pour 1810 ; Curiosités..., p. 12. Cette notice n'est pas signée ; mais Cochard s'en
déclare l'auteur "dans la préface de la Description historique de Lyon.
7. Description historique..., p. 47. Dans « le jardin Vial qui aboutit également à la rue des Mosaïques... ».
8. Arch. mun., série R2a, 15 novembre 1815, lettre de Dépierre au maire.