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de Lyon avec la mer à Givors et au nord un lac cinq fois plus grand
que le lac de Genève.
      Temps quaternaires. Nous arrivons enfin à une dernière époque, le
 quaternaire, qui a laissé une empreinte décisive sur la région lyonnaise.
Je veux parler des phénomènes d'alluvionnement et de glaciation.
     Les dépôts fluviatiles constituent des terrasses, c'est-à-dire des sortes
de plateformes de graviers roulés, véritables anciens lits de rivières ayant
coulé à 400 mètres d'altitude au-dessus des cours d'eau actuels.
      Ces phénomènes sont la trace d'anciens stationnements du fleuve à
des niveaux successifs de 400m, 300% 140111, i20 m , ioo m , 6om, 30111, 20111,
et enfin au niveau actuel.
     Pour les uns ces creusements de vallées sont dus à des soulèvements ;
pour d'autres, à des abaissements du niveau de base, c'est-à-dire de la
surface marine.
     Si, par exemple, vous montez sur le plateau de la Plaine, vers Fran-
cheville, vous observerez une plaine couverte de gros graviers des Alpes
et qui donne l'impression d'un fond de rivière à 120 mètres d'altitude;
il y en a de plus élevés encore.
     En même temps se sont développés, pour des causes trop longues
à exposer ici, des avancées des glaciers des Alpes. Devenu formidable
vers le milieu du quaternaire, le glacier du Rhône a comblé le lac de
Genève, passé par dessus le Bugey et s'est déversé sur la Bresse et les
collines de Lyon ; c'était une sorte de grand inlandsis comparable en
plus petit au Groenland.
      Ce glacier, après avoir comblé le Rhône a passé la Saône et s'est
élevé sur le plateau de la Croix-Rousse, sur Loyasse et Fourvière. C'est
le front le plus extrême du glacier caractérisé par des collines en forme
de bourrelets allongés appelées moraines frontales.
      On peut voir ces moraines frontales dans notre région à Loyasse,
à Saint-Irénée, et, plus au sud, à Sainte-Foy, où la moraine se montre
d'une manière impressionnante vue de La Plaine.
      En réalité, l'histoire des avancées glaciaires est encore plus compli-
quée. C'est par trois fois que le glacier du Rhône s'est avancé dans la
région de Lyon puis retiré jusque dans les vallées alpines. Nous avons