Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
                                  — 154 —
ne connaît qu'un exemplaire qui se trouve aux archives municipales, se
compose de vingt-cinq feuilles. La Société de Topographie historique de
Lyon en fit graver un fac-similé en 1872 par Séon et Dubouchet. La
reproduction du plan scénographique que nous donnons ici est faite
d'après une copie assez peu connue, et qui a dû être exécutée à la fin
du dix-huitième siècle.
      Sur le plan scénographique, la ville s'arrête au sud, au confluent du
Rhône et de la Saône, au pied de l'abbaye d'Ainay ; encore, toute la
partie comprise entre cette abbaye, le pont du Rhône et le couvent de
Notre-Dame de Confort, aujourd'hui place des Jacobins, est-elle couverte
de prés, de vergers et de vignes, sauf quelques maisons ou couvents sur
les bords de la Saône. Plus au nord, entre la place des Carmes (actuellement
place de la Martinière et rue Lanterne) et le Rhône un vaste espace inculte
servant aux jeux de l'arbalète et de l'arquebuse ainsi qu'au marché aux
pourceaux, s'étend au pied de la colline de la Croix-Rousse que gravissent
la côte Saint-Vincent et la côte Saint-Sébastien. Au chevet de l'église
Saint-Nizier existe un cimetière assez important. Une seule rue traverse
la ville, en diagonale, dans toute sa longueur. Elle part de la porte de la
Lanterne, vers la place des Carmes, sous le nom de rue Lanterne puis
de rue de la Vieille-Boucherie, elle devient rue Mercière après avoir
dépassé le pont de Saône et finit sur le bord du Rhône comme rue Confort
en longeant les seuls bâtiments existants de l'Hôtel-Dieu, un peu en amont
du vieux pont du Rhône, auquel on accède par un chemin à angle droit
qui est la rue Bourg-Chanin. Les autres rues forment un labyrinthe de
petites ruelles étroites et tortueuses. Les habitations sont groupées autour
de l'église Saint-Nizier, et la véritable agglomération lyonnaise ne dépasse
pas dans la presqu'île, au sud la rue Thomassin que continue la rue de la
Rôtisserie et au nord la rue du Bessart, aujourd'hui rue Constantine, et
le vaste terrain vague qui s'étend au pied de la colline de la Croix-Rousse.
Tout le reste est occupé par de vastes propriétés appartenant pour la
plupart à des congrégations. Sur la rive droite de la Saône, les espaces
habités occupent toute la partie comprise entre la chapelle Saint-Laurent,
à côté de l'église Saint-Paul, et le pont de bateaux établi en face de l'église
d'Ainay, mais elles ne s'élèvent pas au-dessus de la montée Saint-Barthé-