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324        UNE VLSITK   AU SALON DK      BELLECOUR

 plate gauche et la dépression de l'arcade sourcilière; nous
 relevons cela en ajoutant que c'est peut-être affaire entre
 l'artiste et son modèle.
    D'un coin du salon, une jeune déesse, la main droite
 placée en abat-jour, nous regarde venir en souriant. C'est
.la Moisson de M. SÉGUIN ; une Moisson coquettement dra-
 pée dans un arrangement imaginaire, mais finement
 détaillé.
    Parmi les cinq envois de M. BOURGEOT, nous signalerons
 le monument complet en l'honneur de M Bonnard, de
Saint-Genis-Laval, et le buste de M. L, bien originalement
traité.
    Dans Rédemption, M. DUGAS nous montre la vierge
tenant entre ses bras l'Enfant-Jésus et ayant la vision loin-
taine de la scène du Calvaire. L'expression de la vierge est
si belle, sa douleur si vraie qu'elles font oublier les non
sens qu'on pourrait reprocher à l'ensemble, qui est très
compliqué, trop compliqué.
    De jolies fantaisies et réductions attirent d'ici de là; on
passe au large autour des Léopards de M. MOTTE; on sourit
à la belle originale de M. MASSEAU. La petite maquette eu
cire de M. PATORET, saint Martin de Tours attend l'agran-
dissement. Ceux qui l'ont connu, sont arrêtés au passage
par le buste en terre cuite du docteur Petit par
M.    MATHELIN.
   Près d'une porte, un petit buste du docteur Gailleton par
M. TEXTOR attend l'heure du départ; mais nous ne partirons
pas sans relever le défi qu'on nous a exprimé de déchif-
frer le rébus de M. DE GRAVILLON. L'objet se piésente ainsi :
Une grande femme complètement nue est étendue sur
quelque chose qui devrait ressembler aux flots de la mer.
Au-devant d'elle, émerge une tête d'homme qu'elle va